Affirmation 1
« Être mince, c’est forcément une chance. »
Faux. Une silhouette valorisée par la société peut être vécue douloureusement par celui ou celle qui la porte. La légitimité d’une souffrance ne se mesure pas à ce que les autres envient.
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« Tu as de la chance, je voudrais avoir ton problème. » C’est la phrase que les personnes très minces entendent le plus, et celle qui les fait le plus taire. Pourtant, se trouver trop maigre peut faire souffrir autant que se trouver trop gros : cacher ses bras et ses jambes sous plusieurs couches, se forcer à manger devant les autres pour faire taire les soupçons, se sentir pris pour un enfant, renoncer à la plage ou aux vestiaires. Ce complexe est l’un des moins reconnus, parce que la minceur est valorisée partout. Cette page lui donne sa place : ce qu’il touche, ce qu’il faut distinguer, et comment nous l’accompagnons.
Souffrir de sa maigreur, c’est vivre avec un corps que l’on trouve trop mince, trop fin, trop anguleux, et que l’on cache ou que l’on cherche à changer. Les personnes concernées décrivent des bras « comme des allumettes », des clavicules et des côtes trop visibles, des jambes qui flottent dans les pantalons, un visage creusé, l’impression de ne pas « remplir » leurs vêtements. Certaines le vivent comme une gêne ponctuelle, d’autres comme une préoccupation qui organise leurs journées, leurs tenues, leurs sorties et leur vie amoureuse.
Ce complexe a une particularité qui le rend plus solitaire que beaucoup d’autres : il est rarement pris au sérieux. Dans une société où la minceur est présentée comme un idéal, celui ou celle qui s’en plaint passe pour un ingrat. On lui répond qu’il a de la chance, qu’elle « peut manger ce qu’elle veut », qu’il ferait bien de profiter. Résultat : beaucoup de personnes très minces n’osent pas parler de ce qui les fait souffrir, même à leurs proches, et n’imaginent pas que cela puisse se dire en consultation. C’est précisément pour cela que nous avons voulu lui consacrer une page.
Disons-le simplement : votre souffrance n’a pas à être comparée à celle des autres pour être légitime. Le fait qu’une silhouette soit enviée par certains ne la rend pas facile à habiter pour celui qui la porte. Ce qui compte, en consultation comme ici, c’est ce que vous vivez.
On n’oserait jamais dire à une personne ronde, au milieu d’un repas de famille, « tu ne devrais pas reprendre du plat ». À une personne très mince, on dit sans gêne : « ressers-toi, tu n’as que la peau sur les os », « un coup de vent va t’emporter », « tu es malade ? », « tu fais un régime ? », « tu n’es pas anorexique, au moins ? ». Ces phrases sont souvent dites avec affection ou avec humour. Elles n’en sont pas moins des commentaires sur le corps, répétés, publics, et parfois accompagnés de gestes : on encercle un poignet entre deux doigts, on pince un bras, on remplit l’assiette d’autorité.
Chez les enfants et les adolescents, les moqueries prennent d’autres formes : « crevette », « brindille », « squelette », « fil de fer », des surnoms qui collent pendant des années. Dans les vestiaires, la comparaison est immédiate. Pour un garçon, la maigreur est souvent vécue comme un défaut de virilité ; pour une fille, comme un défaut de féminité, avec des remarques sur la poitrine ou les hanches. Les deux sont blessantes, et les deux sont fréquentes. Si ces moqueries ont été répétées et ciblées, la page sur les moqueries et le harcèlement sur le physique les aborde comme ce qu’elles sont parfois : une violence réelle.
Associez chaque remarque à ce qu’elle fait souvent ressentir. Il n’y a pas de piège : l’exercice sert à mettre des mots sur ce que l’on encaisse souvent sans rien dire.
Ces remarques ont un effet sournois sur l’alimentation elle-même. Quand chaque repas est observé, commenté, interprété, manger devient une performance. Certaines personnes se forcent à finir leur assiette pour rassurer, d’autres mangent moins en public parce qu’elles se sentent regardées, ce qui confirme aux yeux de l’entourage le soupçon de départ. Le repas, qui devrait être un moment partagé, se transforme en examen.
Un complexe ne pèse pas partout de la même façon. Chez l’un, il se concentre sur les vêtements ; chez une autre, sur l’intimité ; chez un troisième, sur les repas en public. Placez chaque curseur selon ce que vous vivez : le dessin qui apparaît montre où se trouve le poids principal, et donc par où un travail pourrait commencer.
Ce que montre souvent ce petit exercice, c’est que la maigreur elle-même n’est pas toujours le centre. Pour beaucoup, ce qui fait le plus mal, ce sont les remarques et les repas sous surveillance ; pour d’autres, c’est l’intimité, la peur d’être trouvé « pas assez » au moment de se déshabiller. La page sur la peur de se déshabiller devant l’autre parle de ce moment, qui concerne toutes les silhouettes.
Quand on est très mince, on est souvent soupçonné d’avoir un trouble alimentaire. Et parfois, à l’inverse, un trouble alimentaire se cache derrière l’explication « je suis comme ça ». Il est donc utile de distinguer plusieurs situations, très différentes, que les onglets ci-dessous présentent. Seul un échange avec un professionnel permet de savoir ce qu’il en est pour vous.
Une silhouette mince depuis l’enfance. Certaines personnes sont minces depuis toujours, souvent comme un parent ou un grand-parent, mangent normalement, sans peur de grossir, et ont beaucoup de mal à prendre du poids même en mangeant davantage. Des équipes d’endocrinologie, notamment au CHU de Saint-Étienne, étudient depuis plusieurs années ce qu’elles appellent la maigreur constitutionnelle : un poids bas et stable depuis l’enfance, sans maladie, avec une résistance à la prise de poids. Ce n’est pas un trouble psychique. La souffrance, quand elle existe, vient du regard porté sur ce corps et des remarques reçues. C’est votre médecin qui fait le bilan qui permet de l’établir.
Un amaigrissement qui n’était pas voulu. Une perte de poids récente, sans raison évidente, mérite toujours un avis médical : le médecin cherche une cause physique (la thyroïde, la digestion, une infection, d’autres maladies) par un examen et, souvent, une prise de sang. Elle peut aussi accompagner une période de stress intense, un deuil, une dépression, une anxiété qui coupe l’appétit. Dans ce cas, la maigreur est le signe d’autre chose, et c’est cette autre chose qu’il faut soigner. Les dossiers dépression et stress décrivent ce que le corps traverse dans ces périodes.
Quand on souffre moins de sa maigreur que de la peur de grossir. Dans l’anorexie mentale, la personne a peur de prendre du poids, se restreint, se voit souvent plus grosse qu’elle n’est, et ne se plaint généralement pas d’être trop mince : c’est l’entourage qui s’inquiète. C’est très différent d’une personne qui voudrait grossir et n’y arrive pas. Il existe aussi des difficultés alimentaires sans peur de grossir, quand manger est limité par le manque d’intérêt, la sensibilité aux textures ou la peur de s’étouffer. Le dossier troubles alimentaires les présente, notamment aux pages sur l’anorexie mentale et sur les autres troubles, dont l’ARFID.
Se trouver « trop petit », alors qu’on est musclé. Certaines personnes, surtout des hommes, se trouvent maigres et chétives alors qu’elles sont objectivement musclées. Elles passent des heures à la salle, surveillent chaque gramme de protéines, cachent leur corps sous des vêtements larges. Il ne s’agit plus d’un complexe de maigreur mais d’une préoccupation que l’on appelle dysmorphie musculaire, ou bigorexie. La page ne jamais se trouver assez musclé lui est consacrée.
Cette distinction a une conséquence pratique : la réponse n’est pas la même. Face à une maigreur constitutionnelle bien vécue, il n’y a rien à « soigner », seulement des remarques à faire cesser. Face à une maigreur qui fait souffrir, le travail porte sur le regard et sur les évitements. Face à un trouble alimentaire, l’accompagnement est plus spécifique, en lien avec le médecin. Quand nous avons un doute, notre psychothérapeute peut proposer un bilan psychologique, qui donne lieu à un compte rendu écrit. La page complexe, dysmorphophobie ou trouble alimentaire aide à faire la différence.
Les vêtements. Trouver sa taille est parfois une petite épreuve : les pantalons baillent, les manches couvrent les mains, les tailles « adultes » tombent mal, et l’on finit au rayon adolescent, ce qui n’arrange rien à l’impression d’avoir un corps d’enfant. Beaucoup de personnes superposent les couches, même l’été : un tee-shirt sous une chemise sous un pull, pour « épaissir ». Elles évitent les débardeurs, les shorts, les jeans ajustés. Ce camouflage, comme tous les camouflages, rassure sur le moment et entretient l’idée que le corps doit être caché. La page sur le fait de cacher son corps décrit ce cercle.
La plage, la piscine, le sport. Le maillot de bain laisse voir ce que les couches cachaient. Les vestiaires sont un lieu de comparaison directe. Certains adolescents arrêtent un sport qu’ils aimaient au moment où les corps de leurs camarades changent plus vite que le leur. Des adultes refusent les vacances au bord de la mer, ou y vont en gardant un tee-shirt dans l’eau.
Le sentiment d’être un enfant. Une silhouette très fine est souvent associée à l’enfance, surtout quand elle s’accompagne d’un visage jeune. Des femmes nous disent qu’elles ne se sentent pas « femmes », des hommes qu’ils ne se sentent pas « hommes », comme si la maturité passait par un volume qu’ils n’ont pas. Au travail, certaines personnes ont l’impression d’être moins prises au sérieux, de devoir prouver davantage. Ce sentiment n’est pas toujours imaginaire : l’apparence influence réellement la façon dont on est traité. Il mérite d’être entendu sans être confirmé ni balayé.
L’effort pour grossir. Beaucoup de personnes très minces ont tenté de prendre du poids, parfois pendant des années : manger plus, boire des préparations hyperprotéinées, se lever la nuit pour un en-cas, multiplier les séances de musculation. Quand cela ne fonctionne pas, elles vivent la même frustration et la même culpabilité que celles qui n’arrivent pas à maigrir, avec la même tentation de se juger. Ce qui se joue n’est pas si différent de ce que décrit la page sur la honte de son poids et de son ventre : un chiffre qui devient un verdict.
Les pensées. Chez certaines personnes, la maigreur occupe l’esprit une grande partie de la journée : vérifications dans le miroir, mesure du tour de bras, comparaison avec chaque silhouette croisée. Quand cette préoccupation devient envahissante, elle ressemble à ce que l’on décrit dans penser à son apparence toute la journée, et elle mérite d’être travaillée en tant que telle.
Quand nous écoutons des personnes qui souffrent de leur maigreur, des thèmes reviennent souvent, qui dépassent la question du volume. Le premier est celui de la place. Être mince, c’est littéralement prendre peu de place, et certaines personnes ont le sentiment de ne pas en prendre assez ailleurs non plus : en famille, au travail, dans le couple. Le corps devient la traduction visible d’un effacement plus général, que la page sur l’estime de soi aide à explorer.
Le deuxième thème est celui de la filiation. « On est tous comme ça chez nous » : la silhouette ressemble à celle d’un parent, avec tout ce que cette ressemblance porte de tendresse ou de conflit. Une jeune femme peut détester des jambes qui lui rappellent un père absent ; un homme peut vivre sa maigreur comme l’héritage d’un père qu’il trouvait faible. Le corps est aussi un lieu de mémoire familiale.
Le troisième thème est celui du genre. Les normes de féminité et de virilité pèsent lourd sur les corps minces : on attend des femmes des courbes, des hommes des épaules. Ne pas correspondre à ces attentes peut faire douter de sa capacité à plaire, à être désiré, à être reconnu comme adulte. Ce doute est particulièrement vif à l’adolescence, quand le corps change à des rythmes différents d’un camarade à l’autre ; la page sur l’adolescence et la puberté y revient.
Ces thèmes ne s’appliquent pas à tout le monde, et nous ne les plaquons sur personne. Ils sont des pistes, que la personne reconnaît ou non. Mais ils montrent qu’un complexe de maigreur, comme tout complexe, est rarement une simple affaire de centimètres.
Salomé est un personnage inventé, construit à partir de situations fréquentes, pour montrer notre façon de réfléchir.
Situation
Salomé est infirmière. Elle a toujours été très mince, comme sa mère. Elle mange normalement, n’a jamais fait de régime, et un bilan chez son médecin n’a rien trouvé. Depuis l’adolescence, on la soupçonne d’anorexie : une infirmière scolaire l’a convoquée, des collègues commentent sa boîte repas, sa belle-famille lui ressert d’office. Elle porte des pulls l’été, refuse la piscine, et dit qu’elle se sent « pas une vraie femme ». Elle vient d’annuler un week-end à la mer avec son compagnon.
Quelle piste semble la plus juste ?
Dans la suite imaginée de cette histoire, Salomé prépare avec son psychothérapeute une phrase simple pour sa belle-famille : « je mange comme j’ai faim, merci de ne plus commenter mon assiette ». Elle la dit, un dimanche, la voix un peu tremblante. Personne ne s’en offusque. Quelques mois plus tard, elle part à la mer et se baigne en maillot. Elle n’a pas pris un kilo ; elle a cessé de s’excuser d’exister dans ce corps-là.
Six affirmations que les personnes minces entendent souvent, parfois de la bouche de professionnels. À vous de trancher.
Affirmation 1
Faux. Une silhouette valorisée par la société peut être vécue douloureusement par celui ou celle qui la porte. La légitimité d’une souffrance ne se mesure pas à ce que les autres envient.
Affirmation 2
Faux. Beaucoup de personnes sont minces depuis toujours, mangent normalement et n’ont aucune peur de grossir. Le trouble alimentaire se repère à des signes précis : restriction, peur de prendre du poids, crises, vomissements, préoccupation envahissante.
Affirmation 3
Vrai. C’est ce qu’étudient des équipes d’endocrinologie sous le nom de maigreur constitutionnelle : un poids bas stable depuis l’enfance, sans maladie, avec une résistance à la prise de poids.
Affirmation 4
C’est plus nuancé. Elles sont souvent dites avec moins de mépris apparent, mais elles sont plus fréquentes, plus publiques et rarement reconnues comme blessantes. C’est justement ce qui empêche d’en parler.
Affirmation 5
Faux. Beaucoup d’hommes vivent leur maigreur comme un manque de virilité, surtout à l’adolescence. Certains se lancent dans une musculation acharnée, qui peut devenir une préoccupation à part entière.
Affirmation 6
Vrai. Un complexe qui fait renoncer, cacher, se taire, mérite d’être entendu, quelle que soit la silhouette. Le travail porte sur le regard, les évitements et les remarques reçues.
Le premier temps est souvent celui de la reconnaissance. Beaucoup de personnes minces arrivent en s’excusant presque : « je sais que ce n’est pas grave », « il y a pire ». Nous prenons le temps d’entendre ce que leur silhouette leur a coûté, sans le comparer à rien. Puis nous cherchons ensemble ce qui entretient la souffrance aujourd’hui.
Avec les outils de la TCC, nous repérons les camouflages (les couches, les manches longues, les poses sur les photos), les évitements (la piscine, les vestiaires, les repas en public) et les vérifications (le miroir, le tour de bras). Nous construisons une progression, de l’étape la plus facile à la plus difficile. Nous préparons aussi des réponses aux remarques, parce qu’il est beaucoup plus facile de poser une limite quand on a trouvé ses mots à l’avance. Voir les TCC au cabinet.
L’EMDR, en séances de 80 minutes, s’adresse aux souvenirs qui restent à vif : un surnom d’école, une scène de vestiaire, une convocation humiliante, un repas où toute la table s’est mise à commenter. Ces scènes alimentent la croyance « mon corps ne va pas » ; les retraiter allège souvent le regard que l’on porte sur soi. Voir l’EMDR au cabinet.
L’écoute analytique, nourrie de plusieurs grands repères de la psychanalyse, laisse la place à ce que ce corps raconte : la ressemblance avec un parent, la place que l’on prend ou que l’on n’ose pas prendre, le rapport à la féminité ou à la virilité, le désir d’être vu et la peur de l’être.
Si un doute existe sur un trouble alimentaire, ou si la maigreur s’accompagne de tristesse ou d’anxiété importantes, notre psychothérapeute peut proposer un bilan psychologique. Nous travaillons en lien avec votre médecin, avec votre accord. Quand c’est un adolescent qui souffre de sa maigreur, notre pédopsychothérapeute lui réserve un temps seul, et voit ses parents séparément. Tout peut se faire en téléconsultation, et le premier rendez-vous est sans engagement.
Oui, c’est un complexe fréquent, simplement moins visible que d’autres. Comme la minceur est valorisée, les personnes concernées entendent souvent qu’elles ont de la chance, et finissent par se taire. Pourtant, se trouver trop mince peut faire cacher son corps, renoncer à la plage, douter de sa capacité à plaire ou se sentir pris pour un enfant. Quand ce complexe occupe beaucoup de place ou fait renoncer à des choses importantes, il mérite d’être pris au sérieux, et il peut se travailler en consultation, au cabinet ou en téléconsultation.
Il n’y a pas de bonne réponse universelle, mais il est utile d’en préparer une à l’avance, courte et calme. Par exemple : « je mange comme j’ai faim, merci de ne pas commenter mon assiette », ou « mon corps est comme ça depuis toujours, et ces remarques me pèsent ». Dire l’effet produit, plutôt qu’accuser, est souvent mieux entendu. Avec un proche de confiance, vous pouvez aussi expliquer en dehors du repas ce que ces phrases vous font. En consultation, nous préparons parfois ces réponses ensemble, avec les outils de la TCC.
Plusieurs questions aident à y voir plus clair : avez-vous peur de prendre du poids ? Vous restreignez-vous ? Comptez-vous les calories, sautez-vous des repas volontairement, avez-vous des crises ou des vomissements ? Votre poids a-t-il baissé récemment sans raison ? Si vous mangez normalement, sans peur de grossir, avec un poids stable depuis longtemps, un trouble alimentaire est peu probable. En cas de doute, un bilan médical et un bilan psychologique permettent de faire la part des choses ; notre psychothérapeute peut réaliser ce dernier.
Un psychothérapeute ne vous fera pas prendre de poids, et ce n’est pas son rôle : c’est votre médecin qui recherche une éventuelle cause physique et vous conseille sur ce plan. En revanche, nous pouvons vous aider avec ce qui fait souffrir autour : la frustration des tentatives, la honte de votre silhouette, les remarques, les évitements, l’impression de ne pas être pris au sérieux. Beaucoup de personnes se sentent mieux dans leur corps sans que leur poids ait changé, parce que le regard qu’elles portent sur lui s’est apaisé.
Commencez par l’écouter, sans minimiser (« mais tu es très bien comme ça ») ni commenter son corps. Demandez-lui ce qui est difficile : le maillot, les vestiaires, des moqueries ? Si des camarades se moquent, la situation peut relever du harcèlement. Vérifiez aussi, sans en faire un interrogatoire, qu’il mange normalement et ne cherche pas à maigrir. Si le refus s’étend, si l’humeur baisse ou si vous avez un doute sur l’alimentation, notre pédopsychothérapeute peut le recevoir seul, et vous recevoir à d’autres moments.
Vous n’avez pas besoin de justifier votre complexe ni de prouver qu’il est « assez grave ». Un premier rendez-vous permet de dire ce que votre silhouette vous coûte, et de chercher ensemble par où commencer. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.