Comprendre avant de combattre
Le produit a une fonction : calmer, oublier, dormir, oser, remplir. Tant qu’on ne sait pas à quoi il sert, on le combat à l’aveugle, et ce qu’il soulageait revient par une autre porte.
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Une addiction n’est jamais seulement un problème de produit. C’est une histoire, souvent marquée par des blessures, une solution trouvée un jour pour survivre à une angoisse, un vide ou un souvenir, et qui s’est retournée contre la personne. Au cabinet, nous accompagnons les personnes concernées et leurs proches en associant deux axes principaux de psychothérapie, l’écoute analytique et l’EMDR, complétés par des outils issus des thérapies cognitives et comportementales, et éclairés, quand c’est utile, par le regard de la neuropsychologue. Toujours en lien avec le médecin et les structures spécialisées quand la santé le demande. Voici comment nous travaillons, ce que chaque approche peut apporter, et ce que dit honnêtement la recherche.
Avant de parler de méthodes, quelques principes guident notre façon de recevoir une personne en difficulté avec un produit ou un comportement. Ils viennent de nos formations, de notre pratique, et de ce que les personnes elles-mêmes nous ont appris.
Le produit a une fonction : calmer, oublier, dormir, oser, remplir. Tant qu’on ne sait pas à quoi il sert, on le combat à l’aveugle, et ce qu’il soulageait revient par une autre porte.
Arrêter, réduire, réduire les risques, faire le point : l’objectif se discute et peut évoluer. Un objectif imposé tient rarement. Nous travaillons avec votre ambivalence, sans la juger.
Sevrage d’alcool ou de médicaments, traitements de substitution, complications : cela relève du médecin. Nous travaillons en lien avec votre médecin traitant et les structures spécialisées, nous ne les remplaçons pas.
Une reprise n’efface pas le chemin parcouru. Elle montre un déclencheur, une fragilité, un moment de vie. Elle se travaille, sans honte.
Chez beaucoup de personnes, l’addiction s’est construite sur des traumatismes, parfois complexes. Nous gardons les deux en vue : l’addiction et les blessures qui l’ont fait naître ou qui l’entretiennent.
Conjoints, parents, enfants : ils souffrent, s’épuisent, se culpabilisent. Ils peuvent être reçus seuls, en couple ou en famille, que la personne concernée consulte ou non.
Si vous buvez beaucoup chaque jour, ou prenez des médicaments calmants ou des opioïdes depuis longtemps, n’arrêtez pas brutalement : parlez-en d’abord à votre médecin traitant ou à un CSAPA (centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie), qui encadreront le sevrage. En cas de danger immédiat, appelez les services d’urgence. Si vous avez des idées suicidaires, ou si un proche en a, parlez-en sans attendre à votre médecin traitant ; vous pouvez aussi prendre rendez-vous au cabinet pour en parler.
Les premiers entretiens servent à faire connaissance et à dessiner une carte. Il ne s’agit pas d’un interrogatoire, mais d’une conversation, à votre rythme, qui explore plusieurs dimensions.
À l’issue de cette première étape, nous vous proposons une lecture de la situation et un plan de travail : par quoi commencer, avec quels outils, à quel rythme, et si un bilan serait utile. Ce plan se révise en chemin.
L’approche psychanalytique s’intéresse au sujet derrière le symptôme : à la personne singulière, à son histoire, à sa parole, à ce qui se répète dans sa vie. Pour les addictions, elle pose une question simple et profonde : qu’est-ce que ce produit fait pour vous, que rien d’autre ne parvient à faire ?
Freud remarquait déjà, dans Malaise dans la civilisation, que les substances enivrantes servent à tenir la souffrance à distance, comme des « briseurs de soucis ». La psychanalyste Joyce McDougall voyait dans l’objet d’addiction une sorte d’objet de réconfort qui échoue : comme la peluche du petit enfant, il apaise, mais sans jamais devenir une capacité intérieure à se consoler soi-même, d’où le besoin d’y revenir sans cesse. D’autres cliniciens ont souligné que la drogue peut fonctionner comme une solution : une façon, coûteuse mais efficace sur le moment, de faire face à une angoisse, à un vide, à un excès d’excitation, à une relation trop menaçante ou trop absente.
À quoi sert le produit dans votre économie psychique ? Faire taire des pensées, supporter la solitude du soir, oser être avec les autres, retrouver une sensation d’exister, se punir parfois. Chaque personne a sa réponse, souvent en partie inconsciente. La découvrir, c’est déjà commencer à pouvoir faire autrement.
Le manque n’est pas seulement physique. Pour la psychanalyse, le manque est au cœur du désir humain : c’est parce que quelque chose nous manque que nous désirons, cherchons, créons, aimons. Le produit promet un objet qui ne manque jamais, toujours disponible, qui comble tout de suite. Le travail analytique aide à retrouver un rapport plus supportable au manque, sans le boucher en permanence.
Ce qui se rejoue. Les mêmes situations qui déclenchent la consommation, les mêmes relations qui font rechuter, les mêmes promesses brisées, parfois sur plusieurs générations. Repérer la répétition, c’est commencer à s’en dégager. Voir la psychanalyse.
La dépendance et les autres. L’addiction parle souvent de la dépendance aux autres : la peur d’en avoir besoin, la peur d’être abandonné, la difficulté à se séparer, des parents trop présents ou trop absents. Le produit est parfois plus fiable que les humains. La relation thérapeutique offre un lieu où l’on peut dépendre de quelqu’un sans être englouti ni rejeté, et en faire l’expérience change beaucoup.
Mettre en mots ce qui passait par l’acte. La consommation est souvent un passage à l’acte : une tension qui se décharge dans un geste plutôt que dans une parole. Les séances offrent un espace où l’envie, la colère, la honte, la tristesse peuvent se dire avant de se boire, de se fumer ou de se jouer.
Le psychothérapeute du cabinet s’est formé pendant plusieurs années à l’approche psychanalytique des addictions, lors de rencontres mensuelles animées par un psychiatre psychanalyste responsable d’un service d’addictologie en CSAPA. Cette formation nourrit une écoute qui ne réduit pas la personne à son produit, et qui sait aussi tenir compte des réalités médicales et sociales de l’addiction.
Pas nécessairement. On peut commencer à parler pendant que l’on consomme encore, et c’est même souvent par la parole que l’envie de changer se construit. Il faut cependant pouvoir venir aux séances sans être sous l’effet du produit, et les consommations très intenses ou dangereuses demandent d’abord un relais médical. Le travail se fait alors en parallèle, et prend toute sa profondeur une fois la consommation stabilisée.
L’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) est l’un des deux axes centraux de notre psychothérapie. Elle est connue pour le traitement des traumatismes, et recommandée par l’Organisation mondiale de la santé et la Haute Autorité de santé pour le trouble de stress post-traumatique. Mais elle ne se limite pas aux grands traumatismes : elle permet de travailler toutes les expériences de vie qui pèsent encore, les émotions qui s’y rattachent, les croyances sur soi qu’elles ont laissées (« je suis nul », « je ne vaux rien », « je suis en danger », « je ne m’en sortirai jamais »), les déclencheurs actuels et les situations à venir. Voir l’EMDR et le modèle du traitement adaptatif de l’information.
Dans le champ des addictions, ce modèle aide à comprendre deux choses. D’abord, beaucoup de personnes dépendantes ont vécu des traumatismes, souvent complexes, qui sont à l’origine de la consommation ou contribuent à la maintenir : le produit anesthésie des souvenirs qui ne sont pas digérés. Ensuite, l’addiction construit sa propre mémoire de la dépendance : un réseau de souvenirs autour des premières consommations, des moments d’euphorie ou de soulagement, des envies irrépressibles et de leurs déclencheurs, qui fonctionne comme un réseau parallèle et s’active au moindre signal. Il est donc essentiel d’adapter l’EMDR à ce type de difficulté.
D’abord, se stabiliser. Avant de toucher aux souvenirs douloureux, on renforce les capacités à apaiser ses émotions sans le produit : lieu sûr, exercices de respiration, ressources, souvenirs de réussite. Cette étape est particulièrement importante quand le produit était la seule façon de se calmer. Voir stabilisation et ressources.
Les souvenirs qui pèsent. Violences, humiliations, deuils, abandons, accidents, mais aussi les « petits » traumatismes répétés de l’enfance. Les retraiter peut diminuer la charge émotionnelle que le produit venait anesthésier. Le moment de ce travail se choisit avec soin, selon la stabilité de la personne et de sa consommation.
La première fois, l’euphorie, le soulagement. Certaines approches EMDR ciblent les souvenirs positifs associés au produit (la première ivresse libératrice, le premier gain, le premier joint qui a fait taire l’angoisse), ou les états émotionnels intenses qui y sont liés. L’idée est d’affaiblir leur pouvoir d’attraction, qui alimente l’envie.
Désensibiliser les déclencheurs. Une odeur, un lieu, une heure, une émotion, un message déclenchent l’envie. Des protocoles spécifiques (comme ceux connus sous les noms de DeTUR ou CravEx) travaillent sur ces déclencheurs et sur l’intensité de l’envie, en complément du reste de l’accompagnement.
Se préparer aux situations à risque. Le mariage d’un ami, une soirée d’entreprise, un vendredi soir seul, une dispute : le « scénario du futur » permet de s’y projeter et de s’entraîner à y faire face autrement. Voir le scénario du futur en EMDR.
Préparer un plan de traitement EMDR pour une personne qui présente une addiction et un vécu traumatique demande un travail précis d’histoire, d’observation des symptômes et d’analyse clinique, pour garder ce double focus, trauma et addiction. Il existe différents protocoles qui tentent de répondre à une question délicate : faut-il traiter d’abord l’addiction, ou d’abord les traumatismes non résolus ? La réponse dépend de chaque personne : de la sévérité de la consommation, des risques médicaux, de sa capacité à supporter des émotions fortes, de son entourage. Elle se construit avec elle.
Le psychothérapeute du cabinet s’est formé à l’EMDR appliquée aux addictions auprès de cliniciennes spécialisées, dont une superviseure EMDR Europe et une docteure en psychologie exerçant en CSAPA, avec notamment une formation récente, en 2025, consacrée à l’EMDR dans le traitement des addictions. Voir aussi les indications et les limites de l’EMDR.
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) font partie des psychothérapies les mieux évaluées dans les addictions. Au cabinet, elles ne constituent pas l’axe principal, mais nous en utilisons volontiers les outils, en complément, parce qu’ils sont concrets, faciles à s’approprier et utiles au quotidien. Voir les TCC.
Pour les compétences de régulation, voir aussi les compétences TCD. Un exercice que nous proposons souvent : faire le point sur ce qui fragilise et ce qui protège de la rechute. Cochez ce qui correspond à votre situation actuelle, ou à celle d’un proche, et regardez la balance pencher. Les poids sont symboliques : le but est de repérer une protection à renforcer cette semaine.
La psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie du cabinet apporte un éclairage que l’on oublie souvent en addictologie : celui du fonctionnement cognitif. Il compte pour comprendre, pour diagnostiquer, et pour adapter l’accompagnement.
Chez les adultes suivis pour une addiction, le TDAH est fréquent : environ une personne sur quatre ou cinq selon les études. L’impulsivité, l’ennui, la recherche de stimulation et l’automédication y jouent un grand rôle. Le reconnaître change l’accompagnement. Voir TDAH et addictions.
Une consommation importante et prolongée d’alcool, mais aussi de cannabis ou de médicaments calmants, peut fragiliser la mémoire, l’attention et l’organisation. Ces difficultés sont souvent en partie réversibles. Voir alcool et mémoire.
Résister à une envie, anticiper une situation à risque, changer de stratégie : ce sont des fonctions exécutives. Les évaluer permet de savoir sur quoi s’appuyer, et quoi compenser.
Le bilan neuropsychologique se fait en général après quelques semaines sans consommation ou à distance d’une consommation importante, pour mesurer le fonctionnement habituel plutôt que les effets du produit ou du sevrage. Il peut évaluer l’efficience intellectuelle, l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives, et rechercher un TDAH avec des outils validés. Ses résultats orientent concrètement la suite : séances plus structurées, consignes écrites, aides-mémoire quand la mémoire est fragile ; traitement du TDAH discuté avec le médecin quand il est confirmé ; remédiation cognitive quand des difficultés persistent. Voir le bilan neuropsychologique, le bilan TDAH et la remédiation cognitive.
C’est une question fréquente. Les études ne montrent pas qu’un traitement du TDAH bien encadré augmente le risque d’addiction ; plusieurs suggèrent même un effet plutôt protecteur. Chez une personne qui a une addiction active, en particulier aux stimulants, le médecin choisit avec prudence le traitement et son cadre. La décision lui revient, en lien avec l’équipe. De notre côté, la reconnaissance du TDAH permet surtout d’adapter la psychothérapie et de sortir de la honte : beaucoup de personnes comprennent enfin pourquoi elles cherchaient tant la stimulation ou l’apaisement.
Ces approches ne s’additionnent pas au hasard. Elles s’articulent selon le moment, la personne et ses priorités. On peut résumer le chemin en quatre temps, qui se chevauchent souvent.
Premiers entretiens, carte de la situation, orientation médicale si besoin (sevrage, traitements, CSAPA). Premiers repères de réduction des risques. Proposition d’un bilan si utile.
Ressources et régulation des émotions, premiers outils face à l’envie et aux déclencheurs, travail de la motivation. La consommation se réduit ou s’arrête, avec le médecin quand il le faut.
L’écoute analytique explore la fonction du produit, l’histoire et ce qui se répète. L’EMDR retraite les souvenirs traumatiques, la mémoire de l’envie et les déclencheurs.
Prévention de la rechute, scénario du futur, reconstruction des liens, du travail, des plaisirs. Les séances s’espacent, la porte reste ouverte.
Formé à l’approche psychanalytique des addictions et à l’EMDR appliquée aux addictions, spécialisé dans le traumatisme, il conduit la psychothérapie individuelle, ainsi que les thérapies de couple et familiales. Il utilise aussi les outils des TCC et peut réaliser des bilans psychologiques et psycho-traumatiques.
Psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie, elle réalise les bilans neuropsychologiques et psychologiques (attention, mémoire, fonctions exécutives, efficience intellectuelle, TDAH) et propose la remédiation cognitive. Ses résultats sont partagés, avec votre accord, pour ajuster la psychothérapie.
Les deux cliniciens se concertent, et travaillent en lien avec les médecins traitants, les psychiatres, les CSAPA et des structures spécialisées en addictologie (cliniques d’alcoologie, centres de soins pour les usagers de drogues) lorsqu’un sevrage, une hospitalisation ou un suivi médical rapproché sont nécessaires. Les rendez-vous ont lieu à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois, en Ardèche ou en téléconsultation. Voir aussi les addictions parmi les thérapies pour adultes.
Une situation inventée pour ce guide, inspirée de ce que l’on rencontre souvent. Chaque parcours est différent : celui-ci illustre seulement comment les approches peuvent s’articuler.
Nous tenons à distinguer clairement deux choses : la place de chaque approche dans notre pratique, et l’état des connaissances scientifiques pour les addictions. Aucune approche ne garantit un résultat ; chacune peut apporter des bénéfices, selon les personnes et les moments.
| Approche | Place au cabinet | État des connaissances |
|---|---|---|
| Suivi médical, sevrage, médicaments | Assuré par le médecin traitant, l’addictologue ou un CSAPA, avec qui nous restons en lien | Indispensable pour les sevrages à risque ; plusieurs médicaments ont montré leur intérêt pour l’alcool et le tabac ; les traitements de substitution aux opioïdes sont parmi les mieux validés |
| Écoute analytique | Axe principal : fonction du produit, histoire, manque, répétition, liens | Moins d’essais contrôlés que pour les TCC ; quelques études sur des psychothérapies psychodynamiques structurées, en complément d’un suivi addictologique ; grande richesse clinique |
| EMDR | Axe principal : traumatismes, souvenirs, déclencheurs, envie, situations futures | Recommandée pour le stress post-traumatique, fréquent chez les personnes dépendantes ; protocoles spécifiques aux addictions encore à l’étude, résultats préliminaires encourageants |
| Outils des TCC | En complément : analyse fonctionnelle, prévention de la rechute, gestion de l’envie | Parmi les psychothérapies les mieux évaluées dans les addictions, comme l’entretien motivationnel |
| Bilan et remédiation cognitive | Par la neuropsychologue, quand des difficultés cognitives ou un TDAH sont suspectés | Les troubles cognitifs liés à l’alcool et le TDAH associé sont bien documentés ; la remédiation fait l’objet de recherches prometteuses |
| Thérapies de couple et familiales | Proposées au cabinet, avec ou sans la personne concernée | Les approches qui impliquent l’entourage ont montré leur intérêt, pour la personne et pour les proches |
| Groupes d’entraide | Encouragés quand ils conviennent à la personne | Associés, dans plusieurs études, à de meilleurs taux d’abstinence pour l’alcool |
Cette combinaison est un choix de notre part, appuyé sur nos formations et notre expérience : nous pensons qu’une addiction se comprend et se soigne à plusieurs niveaux à la fois, le corps, les habitudes, les souvenirs, l’histoire et les liens. Nous le disons comme une conviction clinique, pas comme une preuve.
Une addiction touche toute la famille. Les conjoints s’épuisent à surveiller, à cacher, à excuser. Les enfants grandissent avec l’imprévisibilité, la honte, parfois la peur. Les parents d’un adolescent oscillent entre la colère et la culpabilité. Au cabinet, les proches peuvent être reçus seuls, pour eux-mêmes, même si la personne concernée ne veut pas consulter ; en couple, pour reconstruire la confiance et la communication ; en famille, pour que chacun retrouve sa place. Le psychothérapeute pratique la thérapie de couple et familiale, y compris avec l’EMDR quand des événements douloureux pèsent sur le système familial. Voir proches, couple, famille : aider sans se perdre et EMDR et thérapie familiale.
Affirmation 1
Faux. Attendre le fond expose à des dégâts parfois irréversibles. On peut commencer à tout moment, et plus tôt est souvent plus simple.
Affirmation 2
Faux. Le travail peut commencer avant l’arrêt, notamment pour construire la motivation et préparer le changement. Il faut seulement venir aux séances sans être sous l’effet du produit.
Affirmation 3
C’est plus nuancé. L’EMDR est recommandée pour le stress post-traumatique, souvent associé, et des protocoles pour l’envie et les déclencheurs sont à l’étude avec des résultats encourageants. Elle s’intègre à un accompagnement global ; aucune méthode ne peut promettre la guérison.
Affirmation 4
Vrai. Être accompagné aide les proches à se protéger, à communiquer autrement, et favorise parfois, indirectement, la démarche de la personne concernée.
Cinq questions pour repérer ce qui serait le plus utile en premier. Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic : il propose une piste à discuter lors d’un premier rendez-vous.
Non, pas quand un suivi médical est nécessaire. Le sevrage, les traitements et la surveillance de la santé relèvent du médecin traitant, de l’addictologue ou d’un CSAPA. Nous proposons l’accompagnement psychothérapeutique et les bilans, en lien avec eux.
Parce qu’elles regardent l’addiction sous deux angles complémentaires. L’écoute analytique explore la fonction du produit, l’histoire et ce qui se répète. L’EMDR retraite les souvenirs, les déclencheurs et les envies qui maintiennent la consommation. Les outils des TCC complètent pour le quotidien et la prévention de la rechute.
Cela varie beaucoup selon la personne, l’ancienneté de l’addiction et ce qui l’accompagne. Quelques mois suffisent parfois pour reprendre la main ; d’autres parcours, notamment quand des traumatismes complexes sont en jeu, demandent plus de temps. Le rythme se discute et s’ajuste.
Non. On peut commencer pendant que l’on consomme encore, pour faire le point et préparer le changement. Il faut seulement venir aux séances sans être sous l’effet du produit. Le travail sur les traumatismes en EMDR se fait, lui, une fois la situation suffisamment stabilisée.
Oui, une grande partie du travail peut se faire en téléconsultation, y compris l’EMDR. Les rendez-vous ont aussi lieu au cabinet, à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois ou en Ardèche.
Un premier rendez-vous permet de faire connaissance, de dessiner la carte de votre situation et de décider ensemble par où commencer : psychothérapie, bilan, accompagnement des proches, en lien avec votre médecin si besoin. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.