Ne pas pousser à « lâcher »
Nous ne demandons à personne de se détacher, de ranger les photos ou d’« accepter ». Nous aidons à reprendre les fils un à un, au rythme où ils se présentent.
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L’expression « faire son deuil » est entrée dans la langue courante au point de servir pour un match perdu ou un appartement qu’on n’a pas eu. Elle vient pourtant d’un texte précis, écrit par Freud en pleine guerre, et d’une idée exigeante : perdre quelqu’un oblige l’esprit à un travail lent, souvenir après souvenir. Depuis, Melanie Klein, Jacques Lacan, Nicolas Abraham et Maria Torok, John Bowlby et bien d’autres ont repris, contesté et enrichi cette idée. Nous présentons ici ce qu’ils ont compris, avec, à chaque fois, ce que cela change concrètement pour une personne en deuil aujourd’hui.
Freud rédige Deuil et mélancolie en 1915, alors que la guerre fauche une génération ; le texte paraît en 1917. Il commence par une remarque qui paraît banale et ne l’est pas : personne ne songe à considérer le deuil comme une maladie, alors même qu’il bouleverse profondément la conduite d’une personne. On s’attend à ce qu’il soit surmonté avec le temps, et l’on juge même maladroit, voire nuisible, de vouloir le troubler. Cette phrase vaut encore pour nous : nous ne cherchons pas à « soigner » un deuil qui suit son cours.
Que se passe-t-il, alors, pendant ce temps ? Freud le décrit ainsi. La réalité a montré que la personne aimée n’existe plus. Elle exige que l’attachement qu’on lui portait se retire de tous les liens qui le rattachaient à elle. Mais personne ne renonce volontiers à un amour, même quand un remplaçant se présente. Alors l’esprit fait ce retrait en détail, pièce par pièce : chaque souvenir, chaque espoir, chaque petite routine qui le reliait à la personne est repris, revécu intensément, puis lentement dénoué. C’est long, coûteux en énergie, douloureux. Pendant ce temps, l’existence de la personne disparue se prolonge dans le psychisme.
Cette description éclaire une expérience que beaucoup d’endeuillés trouvent absurde. Pourquoi chaque « première fois » fait-elle si mal ? Pourquoi le premier marché du samedi sans elle, la première rentrée, la première partie de belote sans son partenaire habituel ? Parce que chacune de ces scènes est un fil qui doit être repris un à un. Le deuil ne se fait pas d’un coup, dans la tête ; il se fait dans la vie, situation après situation. C’est ce que Freud appelle un travail, au sens où l’on parle du travail d’une sage-femme ou du travail d’une rivière dans la roche.
Pour une présentation plus générale de l’œuvre de Freud, voir Freud et la psychanalyse.
Le Freud de 1917 laisse entendre qu’au terme du travail, le moi redevient libre de s’attacher ailleurs. La vie va le corriger. En 1920, sa fille Sophie meurt, à vingt-six ans, emportée par la grippe espagnole ; trois ans plus tard, le fils de Sophie, le petit Heinele, que Freud adorait, meurt à son tour. Freud confiera à ses proches que cette seconde perte l’a frappé plus durement que tout ce qu’il avait connu.
En avril 1929, le psychiatre suisse Ludwig Binswanger, son ami, vient de perdre un fils. Freud lui écrit une lettre souvent citée, dont voici la substance. On sait, dit-il, que le deuil aigu causé par une telle perte prendra fin, mais qu’on restera inconsolable, sans jamais trouver de substitut. Tout ce qui viendra prendre cette place, même en la remplissant entièrement, restera autre chose. Puis il conclut que cela est juste : on prolonge ainsi un amour auquel on refuse de renoncer.
Pourquoi c’est utile aujourd’hui. Cette lettre libère de deux injonctions qui font beaucoup de mal. La première : « tourner la page », comme si la réussite d’un deuil se mesurait à l’oubli. La seconde, plus cruelle, entendue par tant de parents endeuillés : « vous en aurez un autre ». Freud, qui n’avait pourtant pas l’habitude de la tendresse en public, dit exactement l’inverse : personne ne remplace personne. Un deuil qui avance ne remplace rien ; il rend le manque habitable.
Le cœur du texte de 1917 est une comparaison entre le deuil et la mélancolie, cette forme grave de dépression que d’autres pages du site présentent (voir d’où vient une dépression). Nous n’en retenons ici qu’un point, parce qu’il concerne directement les personnes endeuillées : le rôle de l’ambivalence. On n’aime jamais quelqu’un d’un amour pur. On l’aime, et on lui en veut aussi, de petites ou de grandes choses. Quand la personne meurt, ces reproches n’ont plus de destinataire. Ils risquent alors de se retourner contre celui qui reste.
On peut dire du mal du disparu sans se sentir monstrueux : « il était têtu », « elle me faisait des scènes ». La tristesse vise l’absence ; l’estime de soi est blessée mais tient debout. Les souvenirs, bons et mauvais, cohabitent peu à peu.
Le disparu devient intouchable, parfait, et toute la colère se reporte sur soi : « c’est ma faute », « je ne valais rien pour lui », « je ne mérite pas de vivre ». L’endeuillé s’accuse de ce qu’il ne s’autorise pas à reprocher au mort.
Pourquoi c’est utile aujourd’hui. En séance, une phrase revient souvent, avec une gêne immense : « je lui en veux d’être mort ». Nous l’accueillons comme une bonne nouvelle. Pouvoir en vouloir au disparu, lui reprocher d’avoir fumé, d’être monté sur cette échelle, de ne pas avoir dit qu’il souffrait, c’est souvent ce qui évite que la colère ne se retourne en accusation contre soi. Sur la culpabilité elle-même, voir aussi honte et culpabilité.
En 1934, le fils aîné de Melanie Klein, Hans, meurt en montagne, dans une chute. Six ans plus tard, elle publie un texte sur le deuil et ses rapports avec les états maniaco-dépressifs, où elle décrit le deuil d’une patiente qui a perdu un fils ; beaucoup de lecteurs y reconnaissent le sien. Son idée centrale est saisissante : quand on perd quelqu’un, on ne perd pas seulement cette personne. On a l’impression de perdre aussi, à l’intérieur de soi, les bonnes présences qui nous tiennent depuis l’enfance, ces parents intérieurs qui rassurent sans qu’on y pense.
Klein relie cela à une expérience très ancienne, qu’elle appelle la position dépressive. Vers le milieu de la première année, le bébé découvre que la mère qu’il aime et celle contre qui il enrage sont une seule et même personne. Il en éprouve de la tristesse, de l’inquiétude d’avoir pu l’abîmer, et l’envie de réparer. Selon Klein, chaque deuil de la vie adulte ravive cette expérience. Le travail du deuil consiste alors à reconstruire son monde intérieur : réinstaller en soi, solidement, la personne perdue et ces bonnes présences anciennes.
Pourquoi c’est utile aujourd’hui. Klein explique pourquoi un adulte solide se sent soudain redevenu petit, perdu, comme un enfant dans un magasin trop grand. Elle explique aussi pourquoi un deuil d’aujourd’hui réveille si souvent un deuil d’hier : la mort d’un oncle fait remonter celle d’un grand-père qu’on n’avait pas pu pleurer à huit ans. Et elle donne une place à la réparation : les gestes faits « pour » le disparu (terminer son jardin, transmettre sa recette, achever un projet qu’il avait commencé) ne sont pas des enfantillages, ils participent à la reconstruction du monde intérieur. La page Melanie Klein présente son œuvre plus largement.
Exemple fictif
Hélène, 44 ans, directrice d’école, a perdu sa mère au printemps. Elle s’étonne de sa propre réaction : elle n’ose plus conduire sur l’autoroute, se sent incapable de décider seule, appelle son mari plusieurs fois par jour. « J’ai l’impression d’avoir six ans. » Elle se juge ridicule et pense qu’elle « régresse ».
Comment comprendre ce qui arrive à Hélène ?
Jacques Lacan a consacré plusieurs séances de son séminaire, à la fin des années 1950, à Hamlet. Il y remarque que la pièce est pleine de deuils escamotés. Le père d’Hamlet est mort, et sa mère s’est remariée si vite que, dit Hamlet, les plats cuits pour le repas des funérailles ont servi froids au banquet des noces. Polonius est enterré à la sauvette, Ophélie avec des rites réduits au minimum. Pour Lacan, ce n’est pas un hasard si la tragédie se noue là : quand le deuil n’a pas eu ses rites, il ne trouve pas sa place, et il revient hanter les vivants.
Lacan décrit la mort d’un proche comme un trou ouvert dans le réel, que les mots, les rites, les gestes collectifs viennent border. Une cérémonie, une oraison, des condoléances maladroites, un faire-part : tout cela paraît dérisoire face à la perte, et c’est pourtant ce qui permet de commencer à la symboliser. Dans un autre séminaire, il a cette formule qui donne à réfléchir : « Nous ne sommes en deuil que de quelqu’un dont nous pouvons nous dire : j’étais son manque. » On ne pleure pas seulement ce que l’autre était pour nous ; on pleure aussi la place que nous avions pour lui, ce que nous étions à ses yeux.
Pourquoi c’est utile aujourd’hui. Pendant les confinements de 2020, beaucoup de familles n’ont pas pu accompagner leurs mourants ni tenir les obsèques qu’elles auraient voulues. Nous recevons encore des personnes pour qui ce deuil sans rites ne s’est jamais refermé. Il n’est pas trop tard pour inventer un rite : une cérémonie différée, une lettre lue sur une tombe, un repas où chacun apporte un souvenir. Et la formule de Lacan éclaire un chagrin qu’on comprend mal : celui qui perd la seule personne qui le regardait d’une certaine façon (un père qui le trouvait drôle, une grand-mère pour qui il restait « le petit ») perd aussi une version de lui-même. Voir Lacan pour une présentation plus complète.
Nicolas Abraham et Maria Torok, deux psychanalystes installés à Paris, ont proposé dans les années 1970 une distinction très féconde, reprise dans les textes réunis sous le titre L’Écorce et le noyau. Quand le deuil peut se dire, partager, pleurer avec d’autres, la perte est peu à peu introjectée : elle devient une part de soi, transformée, qui enrichit. Quand elle ne peut pas se dire (une mort entourée de honte, un secret de famille, une relation cachée, une mort qu’on n’avait pas le droit de pleurer), elle risque d’être incorporée telle quelle, comme un bloc intact. Ils parlent alors de crypte : un caveau secret à l’intérieur du psychisme, où le disparu et tout ce qui l’entoure restent enfermés, ni vivants ni vraiment morts.
Nicolas Abraham a prolongé l’idée avec celle de fantôme : ce qui n’a pas été dit à une génération peut se transmettre à la suivante, sous forme de silences, de malaises, de répétitions inexpliquées. Un enfant grandit avec une tristesse dont il n’est pas vraiment l’auteur, autour d’un oncle dont on ne prononce jamais le nom, ou d’un premier enfant mort dont personne ne lui a parlé.
Pourquoi c’est utile aujourd’hui. Nous voyons régulièrement des personnes dont le mal-être s’éclaire le jour où un secret familial de mort sort de l’ombre. Ces idées encouragent à parler aux enfants des morts de la famille, même anciennes, avec des mots simples ; elles expliquent aussi pourquoi les deuils qu’on ne peut pas montrer (un amant, un ex-conjoint, une grossesse que personne ne connaissait) laissent des traces si durables. La page mal-être et histoire parle de ces transmissions silencieuses, et la page les deuils sans mort de ces pertes que l’entourage ne reconnaît pas.
John Bowlby, psychiatre et psychanalyste britannique, a d’abord observé de jeunes enfants séparés de leurs parents lors d’hospitalisations. Le dernier volume de sa grande trilogie Attachement et perte, paru en 1980, est consacré au deuil. Il y montre que l’adulte endeuillé réagit avec le même équipement que l’enfant séparé : il proteste, il cherche, il appelle. La recherche de l’absent (le guetter, croire le reconnaître, aller là où il pourrait être) n’a rien de bizarre : le système d’attachement continue à fonctionner alors que sa cible a disparu.
Bowlby décrit plusieurs mouvements : un engourdissement initial, une période de languissement et de recherche, souvent mêlée de colère, une phase de désorganisation et de désespoir quand l’espoir de retrouver s’épuise, puis une réorganisation. Il précisait lui-même que ces mouvements se chevauchent et qu’on va et vient de l’un à l’autre : ils n’ont jamais été pensés comme des marches.
Pourquoi c’est utile aujourd’hui. Bowlby donne un sens à la colère du deuil : c’est une protestation, la même que celle de l’enfant qui hurle quand on l’emmène loin de sa mère, et elle vise à faire revenir. Il éclaire aussi la différence entre les personnes : celles qui ont grandi avec des liens sûrs traversent souvent le deuil plus souplement que celles dont l’attachement était anxieux ou très dépendant. Nous y revenons dans quand le deuil ne passe pas.
Pendant des décennies, on a pensé qu’un deuil réussi supposait de « se détacher ». En 1996, un ouvrage collectif dirigé par Dennis Klass, Phyllis Silverman et Steven Nickman, intitulé Continuing Bonds (« des liens qui continuent »), a contesté cette idée. Les auteurs ont rassemblé des observations sur des parents endeuillés, des enfants orphelins, des veufs, et sur de nombreuses cultures : partout, les vivants maintiennent un lien avec leurs morts. On leur parle, on les consulte en pensée, on porte leur montre, on cuisine leurs plats, on se demande ce qu’ils diraient. Ce lien ne disparaît pas ; il se transforme.
Jung n’aurait pas été surpris. Pour lui, les morts gardent une place dans la vie psychique, à travers les rêves et les images intérieures, et il prenait au sérieux les rêves où ils apparaissent (voir Jung). Les autels que les familles mexicaines dressent pour le Jour des morts, chargés des plats préférés de leurs défunts, ne disent pas autre chose.
Pourquoi c’est utile aujourd’hui. Cette idée soulage énormément les personnes qui cachent qu’elles parlent encore à leur mari, ou qui ont honte de garder son peignoir. Elle invite aussi à une nuance : un lien qui continue aide quand il accompagne la vie (« je pense à ce qu’elle m’aurait conseillé ») ; il enferme quand il la remplace (« je ne fais plus rien qu’elle ne puisse approuver »). C’est cette différence, et non le lien lui-même, que nous écoutons.
Le travail du deuil, depuis Freud, désigne la lente reprise, souvenir après souvenir, de tout ce qui nous liait à la personne perdue. Ses héritiers ont ajouté qu’on reste en partie inconsolable (Freud lui-même, en 1929), que chaque perte réveille les plus anciennes (Klein), que les mots et les rites bordent le trou laissé par la mort (Lacan), qu’un deuil interdit de parole s’enkyste et peut se transmettre (Abraham et Torok), que chercher l’absent prolonge l’attachement (Bowlby), et que le lien avec les morts se transforme au lieu de se rompre (Klass et ses collègues). Faire son deuil ne veut pas dire oublier.
Six idées, six auteurs : à vous de les apparier. Personne ne note et rien n’est gardé ; c’est juste une façon de vérifier ce qui est resté de la lecture.
Ces auteurs ne sont pas des références qu’on récite. Ils orientent la façon dont nous écoutons. Concrètement, voici quatre choses qu’ils nous ont appris à faire, ou à ne pas faire.
Nous ne demandons à personne de se détacher, de ranger les photos ou d’« accepter ». Nous aidons à reprendre les fils un à un, au rythme où ils se présentent.
Un disparu n’était pas un saint. Pouvoir dire ce qu’on lui reprochait, ce qui a manqué, ce qui a blessé, protège de la culpabilité qui ronge et rend un portrait plus vrai, donc plus aimable.
Quand un deuil paraît démesuré, nous cherchons avec la personne les pertes qu’il réveille : un parent perdu tôt, un secret, un deuil que la famille n’a pas pu porter.
Le mot qu’on n’a pas dit, la cérémonie qui a manqué, le rêve de la nuit dernière : ce sont souvent des portes d’entrée précieuses dans le travail.
Au Cabinet Bouche & Chmura, nous travaillons d’abord avec deux outils, l’EMDR et l’écoute analytique, et c’est cette dernière, qui doit tant à plusieurs grands psychanalystes, qui se prête le mieux au deuil, qui est une affaire de liens, de mots et d’histoire. Elle n’impose pas le divan (le choix entre le fauteuil, le divan et l’écran se fait avec chaque personne) : elle désigne d’abord une façon d’écouter, attentive aux répétitions, aux mots qui échappent, aux rêves et aux souvenirs qui reviennent.
Si le souvenir de la personne reste prisonnier des scènes de sa mort, l’EMDR prend le relais de la parole, souvent préparée par un bilan psycho-traumatique. Nous réglons la fréquence des rendez-vous selon vos besoins, et, de loin en loin, nous regardons ensemble le chemin parcouru. Plus de détails : l’accompagnement du deuil au cabinet, et notre page sur la psychanalyse.
L’expression vient du « travail du deuil » décrit par Freud en 1917 : après une perte, l’esprit reprend un à un les souvenirs, les habitudes et les attentes liés à la personne disparue, et s’en dénoue lentement. Ce n’est pas oublier ni cesser d’aimer. Freud lui-même écrivait en 1929 qu’on reste inconsolable, et que c’est une façon de continuer à aimer.
Dans le deuil, la perte est connue et la tristesse vise l’absence. Dans la mélancolie, forme grave de dépression, la personne s’accuse, se déprécie et se sent sans valeur : les reproches qui visaient l’être perdu semblent se retourner contre elle. L’ambivalence, le fait d’aimer et d’en vouloir à la même personne, joue un grand rôle dans ce retournement.
Non. Les chercheurs qui ont étudié les « liens qui continuent » ont montré que la plupart des endeuillés gardent un lien avec leurs morts : ils leur parlent, pensent à leurs conseils, portent un objet qui leur appartenait. Ce lien aide quand il accompagne la vie. Il devient un problème seulement s’il prend toute la place et empêche de vivre avec les vivants.
Melanie Klein a montré que chaque perte ravive les expériences de perte les plus anciennes, et ébranle les présences rassurantes que l’on porte en soi depuis l’enfance. Un deuil de l’enfance qui n’avait pas pu être pleuré, ou un secret de famille autour d’une mort, revient souvent à cette occasion. C’est une raison fréquente de consulter, et une occasion de reprendre ce qui était resté en suspens.
Non. La plupart des deuils se font sans aucune thérapie. L’écoute analytique rend service quand un deuil s’immobilise, quand il en réveille d’autres, quand les reproches (contre soi ou contre le mort) ne s’arrêtent plus, ou simplement quand on cherche un endroit où rien n’est indicible. Elle se pratique au fauteuil ou sur le divan, au cabinet ou en téléconsultation, au rythme qui convient, et peut s’associer à l’EMDR.
Un deuil qui réveille d’anciennes pertes, une colère qu’on n’ose pas dire, un lien avec le disparu qui vous enferme ou vous inquiète ? Nous pouvons en parler lors d’un premier rendez-vous, qui ne vous engage à rien, dans l’un de nos lieux ou derrière un écran.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.