Test : ce que je vis est-il de la violence ? Douze questions pour faire le point
Vous avez peut-être lu des pages entières sans parvenir à répondre à la seule question qui vous importe : ce que je vis, est-ce de la violence ? Ce test ne tranchera pas à votre place, et il ne le prétend pas. Il fait autre chose, que nous avons constaté utile en consultation : il vous oblige à répondre, une par une, à douze questions concrètes sur la peur, la contrainte, l’isolement, le contrôle, les atteintes au corps, à l’argent et à la dignité, en pensant à une relation ou à un lieu précis. Ce sont les questions que nous posons, à peu près dans ces termes, quand quelqu’un arrive en nous disant qu’il « ne sait pas si c’est grave ». À la fin, un résultat commenté, puis un radar des formes pour voir d’où vient l’essentiel, et des repères sur ce que l’auto-évaluation peut et ne peut pas dire.
Avant de commencer : à quoi sert ce test, et à quoi il ne sert pas
Ce test est pédagogique. Il a été écrit par les cliniciens du cabinet à partir de ce que nous demandons en consultation, et il n’a été ni étalonné sur une population ni validé par une étude. Il ne pose aucun diagnostic, ne qualifie aucun fait au sens où la justice l’entend, et n’a pas la portée d’un entretien ni d’un bilan. Ce qu’il fait, c’est vous poser les bonnes questions dans le bon ordre, et vous rendre un résultat commenté avec les mots que nous emploierions si vous étiez en face de nous. Les deux outils ne servent pas à la même chose.
Pour que le test ait un sens, trois précautions. La première : pensez à une relation ou à un lieu précis, votre couple, un parent, un supérieur, une équipe, un établissement. Répondre « en général » brouille tout. Si plusieurs situations vous concernent, refaites le test pour chacune. La deuxième : pensez aux six derniers mois, sauf si les faits sont anciens et terminés, auquel cas répondez pour la période où ils se produisaient. La troisième : répondez à ce qui s’est passé, pas à ce que vous en pensez. « Parfois » veut dire que c’est arrivé plus d’une fois ; « souvent » que c’est une réalité régulière ; « presque toujours » que c’est le fonctionnement ordinaire de la relation.
Un mot sur la sécurité de vos réponses. Rien de ce que vous cochez n’est enregistré, transmis ou conservé : le test fonctionne entièrement sur votre appareil, et refermer la page efface tout. Si vous utilisez un téléphone ou un ordinateur qu’une autre personne peut consulter, vous pouvez fermer l’onglet à la fin et effacer l’historique de navigation. Et si vous êtes dérangé pendant le test, il suffit de fermer la page : aucune trace ne subsiste.
Le test en douze questions
Douze affirmations, quatre réponses possibles pour chacune : jamais, parfois, souvent, presque toujours. Comptez trois à quatre minutes. Le résultat s’affiche à la fin, avec un commentaire et des pages pour continuer.
Lire votre résultat : ce que chaque zone veut dire, et ce qu’elle ne veut pas dire
Le total va de 0 à 36, et le résultat vous a placé dans l’une de quatre zones. Il faut lire ces zones comme nous les lisons : non comme un verdict, mais comme une description de la densité des signes dans la relation à laquelle vous avez pensé. Voici ce que nous en dirions, zone par zone, et les précautions que nous prendrions.
Jusqu’à 6. Les signes de peur, de contrainte et de contrôle sont rares ou absents. La relation peut être pénible, et l’on peut avoir de bonnes raisons de la travailler, mais ce que le test cherche n’y est pas, ou presque pas. Une précaution, pourtant, et elle est importante : un total bas peut coexister avec un acte grave. Si vous avez répondu « parfois » à la question sur le corps ou à celle sur l’intimité et « jamais » à toutes les autres, votre total est de 1 ou 2, et il ne dit rien de la gravité de ce « parfois ». C’est pourquoi la section sur les signes qui comptent même seuls existe.
De 7 à 15. Les signes sont présents sans être installés partout. C’est la zone du doute, celle où l’on se demande si l’on exagère, où l’on compare sa situation à de pires et où l’on trouve des raisons à l’autre. C’est aussi la zone où nommer change le plus la suite, parce que les choses ne sont pas encore figées : les proches sont encore là, la perception résiste encore, le corps n’a pas encore tout enregistré. Nous conseillons de regarder le radar des formes pour savoir où se concentrent les signes, puis de lire la page de la forme concernée.
De 16 à 25. La peur et la contrainte reviennent régulièrement, plusieurs formes sont touchées, et le corps a commencé à parler. Ce tableau correspond, dans ce que nous recevons, à des personnes qui vivent une emprise ou des violences répétées depuis des mois ou des années, qui tiennent, et qui s’en veulent de mal tenir. Un rendez-vous est utile, et il ne s’agit pas de décider quoi que ce soit : il s’agit de poser les faits devant quelqu’un, et de regarder ensemble votre sécurité et ce que la situation vous coûte.
De 26 à 36. Les signes sont partout, en permanence. Ce que vous décrivez est une violence qui organise votre vie, et il ne faut pas rester seul avec cela. La priorité est la sécurité, la vôtre et celle des enfants s’il y en a, avant toute autre considération. Le rendez-vous se prend au plus vite, au cabinet ou en téléconsultation, et le message d’urgence du cabinet s’applique si le danger est immédiat.
Si votre résultat vous a fait peur, ou si le danger est là
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Le radar des formes : d’où vient l’essentiel ?
Un total ne dit pas d’où viennent les signes. Deux personnes avec le même résultat peuvent vivre des situations très différentes : l’une subit surtout des atteintes au corps, l’autre un contrôle de chaque geste sans qu’un coup ait jamais été porté. Le radar ci-dessous vous demande d’estimer, sur cinq axes, la place que prend chaque forme dans votre situation. Réglez les curseurs de 0 (absente) à 10 (centrale) ; la forme se dessine, et le commentaire s’ajuste.
Les cinq axes correspondent aux huit formes décrites dans le dossier, regroupées pour la lisibilité : la violence verbale est comptée avec la psychologique, la matérielle avec la physique, l’administrative avec l’économique, et la négligence, qui concerne les enfants et les personnes dépendantes, n’a pas d’axe propre ici parce que ce test s’adresse à la personne qui répond pour elle-même. Les pages de chaque forme : physique, psychologique, sexuelle, économique, emprise et contrôle.
Les signes qui comptent même seuls
Un test par addition a un défaut, que nous avons tenu à corriger ici : il fait croire que la gravité est une somme. Or certains actes pèsent à eux seuls plus que dix « parfois ». Une seule fois suffit pour chacun des signes ci-dessous, et un total bas au test ne les efface pas. Cochez ce qui vous concerne : le commentaire ne compte pas, il alerte.
Nous insistons sur l’étranglement, parce qu’il est très souvent minimisé par les personnes qui l’ont subi : il ne laisse pas toujours de marque, il a parfois été bref, il a été présenté comme un geste de colère ou de jeu. Il peut avoir été très dangereux et il annonce, dans ce que décrivent les travaux sur les violences conjugales, un risque d’aggravation. Le médecin l’examine, et nous travaillons en lien avec lui. Sur les menaces de suicide utilisées pour retenir, il faut dire aussi clairement qu’elles sont une contrainte, et qu’elles ne vous rendent pas responsable de ce que l’autre fera. La page violence physique détaille les gestes à prendre au sérieux ; la page violences conjugales explique pourquoi la séparation est un moment à risque.
Ce qu’un test peut et ne peut pas dire : les limites de l’auto-évaluation
Un test que l’on passe seul, chez soi, a des forces : il ne juge pas, il ne presse pas, il se refait autant de fois qu’on veut. Il a aussi des faiblesses, qu’il vaut mieux connaître pour lire son résultat avec le recul nécessaire. La première, et la plus importante, tient à la personne qui répond. Les mécanismes qui font minimiser la violence agissent aussi pendant le test. Celui qui a entendu pendant des années qu’il exagérait hésitera à cocher « souvent » ; celle qui compare sa situation à de pires répondra « parfois » là où un témoin dirait « presque toujours » ; celui qui protège l’image de l’autre arrondira. Il n’est pas rare, en consultation, qu’une personne obtienne un résultat modeste et décrive ensuite des faits que le test aurait dû faire monter bien plus haut. Un résultat auto-évalué est donc plutôt une estimation basse.
La deuxième limite tient à ce que le test ne voit pas. Il ne voit pas la gravité d’un acte isolé, et c’est pour cela que nous avons ajouté la liste des signes qui comptent même seuls. Il ne voit pas le contexte : la même réponse n’a pas le même poids venant d’un adolescent qui parle de son père, d’une femme qui parle de son conjoint ou d’un salarié qui parle de son chef. Il ne voit pas l’histoire, ce que la situation actuelle réveille d’ancien, ni les ressources dont la personne dispose, ni son état : une personne très dissociée répondra parfois « jamais » à la question sur le corps, parce qu’elle ne le sent plus. Et il ne voit pas ce que la personne n’a pas reconnu comme violence, par exemple des rapports « pour avoir la paix » qu’elle ne rangera pas sous la question huit.
La troisième limite est celle de tout outil pédagogique par rapport à un outil validé. Les questionnaires construits par la recherche ont été testés sur des milliers de personnes, comparés à des entretiens cliniques, étalonnés par âge et par sexe ; ils permettent de situer un résultat par rapport à une population et de le suivre dans le temps. Le test de cette page n’a rien de tout cela, et il ne le prétend pas. Quand un bilan est utile, nous utilisons des outils validés, et le compte rendu écrit qui en résulte s’appuie sur eux. Pour une personne qui a douté d’elle longtemps, ce passage d’une auto-évaluation à une évaluation clinique change beaucoup : ce n’est plus elle qui dit, c’est quelqu’un dont c’est le métier qui a mesuré, puis conclu, puis écrit. La page notre approche des violences décrit le bilan psycho-traumatique ; la page bilans explique le déroulement d’un bilan au cabinet.
Quand consulter après ce test
Il n’y a pas de résultat en dessous duquel consulter serait inutile, ni au-dessus duquel ce serait obligatoire. Nous dirions plutôt ceci. Consultez si le test vous a fait pleurer, quelle que soit la zone : ce que les questions ont touché mérite d’être regardé. Consultez si vous avez hésité longtemps sur plusieurs réponses, parce que l’hésitation est souvent le signe d’une perception qui résiste à ce qu’on lui a fait croire. Consultez si vous avez coché un seul des signes qui comptent même seuls. Consultez si vous êtes dans les deux zones hautes, et consultez vite si vous êtes dans la dernière. Consultez aussi si votre résultat est bas et que vous ne le croyez pas : votre intuition a de la valeur, et elle est parfois plus juste qu’un total.
Consulter ne veut pas dire décider. Beaucoup de personnes repoussent le premier rendez-vous parce qu’elles croient qu’il les engagera à partir, à porter plainte, à rompre avec un parent, à démissionner. Il n’en est rien. Le premier rendez-vous sert à poser les faits devant quelqu’un, à regarder la sécurité, à comprendre ce que la situation coûte et ce que la personne attend. Rien n’est décidé à sa place, et elle peut venir accompagnée. Tout peut se faire en téléconsultation, ce qui compte quand sortir est compliqué ou surveillé. Et si une procédure est envisagée un jour, nous ne l’organisons pas, mais nous accompagnons avant, pendant et après, avec un compte rendu écrit qui appartient à la personne.
Si vous avez passé ce test pour quelqu’un d’autre, en pensant à ce qu’il ou elle vit, votre inquiétude est légitime, et la page aider un proche victime de violence vous dira quoi dire et quoi éviter ; vous pouvez aussi consulter pour vous, parce que porter l’inquiétude pour un proche use. La page quand consulter décrit le déroulé du premier rendez-vous au cabinet, et la page notre approche ce qui vient ensuite.
Exemple fictif : Salomé, 27 ans, « j’ai eu 9, donc ça va »
Salomé n’existe pas. Son histoire rassemble des éléments de plusieurs consultations, modifiés pour qu’aucune personne ne puisse s’y reconnaître.
Salomé a passé un test de ce type sur son téléphone, dans les toilettes de son bureau. Elle a obtenu 9 sur 36, et elle a été soulagée : « donc ça va, c’est juste un couple compliqué ». Elle consulte trois mois plus tard pour des crises d’angoisse au travail. En reprenant le test avec elle, question par question, quelque chose apparaît. À la question sur le corps, elle avait répondu « jamais » : son compagnon ne l’a jamais frappée. Mais il l’a, une fois, attrapée par le cou contre la porte de la salle de bains, « deux secondes, il a lâché tout de suite, il a pleuré après ». Elle n’avait pas compté cela comme un coup. À la question sur l’intimité, « jamais » : elle n’a jamais été forcée. Mais elle a des rapports « quand il insiste, pour qu’il arrête de dire qu’elle ne l’aime plus », et elle ne range pas cela sous le mot. À la question sur l’isolement, « parfois » : elle voit encore ses amies, « moins, mais c’est normal en couple ». Elle ne voit plus sa meilleure amie depuis un an.
Son 9 était une estimation basse, pour les trois raisons décrites plus haut : elle minimisait, elle n’avait pas reconnu comme violence ce qui en était, et un acte isolé grave, l’étranglement bref, n’avait pas fait monter le total. Nous ne lui avons pas dit qu’elle s’était trompée. Nous avons relu les questions avec elle, en lui demandant pour chacune de décrire une scène. Les mots sont venus d’elle. Le travail a commencé par ses crises d’angoisse, avec les outils de la TCC, puis par sa sécurité, puis par la scène de la salle de bains, qu’elle revoyait chaque fois qu’il fermait une porte un peu fort. Le reste lui appartient. Ce qui nous importe dans son histoire, c’est que le test n’avait pas été inutile : il avait posé les questions. Il manquait quelqu’un pour entendre les réponses.
À retenir
Douze questions sur la peur, la contrainte, l’isolement, le contrôle, le corps, l’argent et la dignité, pensées pour une relation ou un lieu précis.
Le résultat décrit la densité des signes ; il ne pose pas de diagnostic et ne qualifie pas les faits. Un total bas peut coexister avec un acte grave.
Certains signes comptent à eux seuls : étranglement, menaces de mort ou de suicide, violence devant les enfants, rapport imposé, escalade.
Une auto-évaluation est plutôt une estimation basse : on minimise aussi en cochant. Un bilan au cabinet s’appuie sur des outils validés et donne un compte rendu écrit.
Vrai ou faux : quatre idées sur les tests et la violence
Quatre affirmations courtes, pour finir de lire votre résultat avec le bon recul.
Idée 1
« Un résultat bas prouve qu’il n’y a pas de violence. »
Faux. Un total additionne des fréquences ; il ne pèse pas la gravité d’un acte isolé, et il est tiré vers le bas par les mécanismes de minimisation qui agissent aussi pendant le test. Un étranglement unique, un rapport imposé une fois, donnent un total de 1 et sont graves.
Idée 2
« Les personnes victimes ont tendance à sous-estimer leurs réponses. »
Vrai. Comparaison vers le pire, loyauté, habitude, parole retournée : ce qui fait minimiser dans la vie fait minimiser devant un questionnaire. En consultation, il est fréquent qu’une personne décrive des faits bien plus lourds que ce que son test laissait penser. Un résultat auto-évalué est une estimation basse.
Idée 3
« Ce test équivaut à un questionnaire validé. »
Faux. Il est pédagogique : écrit par des cliniciens, il pose les bonnes questions mais n’a été ni étalonné ni validé par une étude.
Idée 4
« Si le test dit violence, il faut partir. »
C’est plus nuancé. Un résultat élevé dit qu’il faut regarder la sécurité et ne pas rester seul, et il dit cela fermement. Il ne décide pas de la suite, qui appartient à la personne et se construit avec elle, à son rythme. Partir est parfois la bonne décision, et c’est aussi un moment à risque qui se prépare. Consulter n’engage à rien d’autre qu’à être écouté.
Questions fréquentes sur le test
Ce test peut-il me dire si je suis victime de violence ?
Il peut vous dire si les signes que nous cherchons en consultation, la peur, la contrainte, l’isolement, le contrôle, les atteintes au corps, à l’argent et à la dignité, sont présents dans la relation à laquelle vous pensez, et à quelle densité. Il ne pose pas de diagnostic, il ne qualifie pas les faits comme le ferait la justice, et il ne connaît ni votre histoire ni votre contexte. Lisez-le comme une première mise en ordre de ce que vous vivez, qui demande ensuite à être entendue par quelqu’un. C’est exactement ce que fait un premier rendez-vous.
Mon résultat est bas mais je ne me sens pas bien : dois-je m’en inquiéter ?
Faites confiance à ce que vous sentez. Un total bas peut venir d’une sous-estimation, fréquente chez les personnes qui ont entendu longtemps qu’elles exagéraient, ou d’un acte isolé grave que l’addition ne pèse pas, ou d’une violence que vous n’avez pas reconnue comme telle en répondant. Regardez la liste des signes qui comptent même seuls, puis relisez les questions en vous demandant, pour chacune, si une scène précise vous vient. Si oui, elle mérite d’être racontée à quelqu’un. Et si votre malaise ne vient pas de là, il mérite tout autant un rendez-vous.
Mes réponses sont-elles enregistrées quelque part ?
Non. Le test fonctionne entièrement sur votre appareil : rien n’est envoyé, rien n’est conservé, et refermer la page efface tout. Nous ne savons pas que vous l’avez passé ni ce que vous avez répondu. Si vous utilisez un appareil que quelqu’un d’autre peut consulter, vous pouvez fermer l’onglet à la fin et effacer l’historique de navigation ; aucune autre trace ne subsiste. Le site ne dépose aucun cookie de suivi et ne conserve aucune adresse.
Puis-je passer le test pour quelqu’un d’autre ?
Vous pouvez le lire en pensant à une personne qui vous inquiète, et cela vous donnera des repères sur ce qui compte. Mais les réponses ne seront que les vôtres, de l’extérieur, et elles risquent de rater ce que la personne cache, en particulier l’intimité et l’argent. Si vous êtes inquiet pour un proche, la page aider un proche victime de violence vous dira quoi dire et quoi éviter, et vous pouvez vous-même consulter : porter l’inquiétude pour quelqu’un, sans pouvoir agir, use beaucoup.
Quelle différence entre ce test et un questionnaire validé ?
Ce test est pédagogique : écrit par les cliniciens du cabinet, il pose les questions que nous posons en consultation et rend un commentaire dans nos mots, mais il n’a été ni étalonné sur une population ni validé par une étude. Un questionnaire validé a été testé sur des milliers de personnes, comparé à des entretiens cliniques, étalonné par âge et par sexe ; il permet de situer un résultat et de le suivre dans le temps. Les deux ne servent pas à la même chose.
Que se passe-t-il si je prends rendez-vous après ce test ?
Le premier rendez-vous commence par ce que vous voulez bien dire, à votre rythme. Nous regardons votre sécurité, ce que la situation vous coûte et ce que vous attendez. Rien n’est décidé à votre place : consulter n’engage ni à partir, ni à porter plainte, ni à rompre. Vous pouvez venir accompagné, et tout peut se faire en téléconsultation. Si c’est utile, un bilan psycho-traumatique, voire dissociatif, peut être proposé ensuite, avec des outils validés et un compte rendu écrit qui vous appartient. La page quand consulter décrit ce premier temps en détail.
Références
Livres, articles et liensQuelques références de cette page…
Les travaux et documents qui ont guidé le choix des douze questions et des signes qui comptent même seuls.
Evan Stark, Coercive Control. How Men Entrap Women in Personal Life, 2007 (les dimensions du contrôle : surveillance, isolement, règles, argent).
Lenore Walker, The Battered Woman, 1979 (le cycle tension, explosion, excuses, à l’origine de la onzième question).
Judith Herman, Trauma and Recovery, 1992.
Marie-France Hirigoyen, Femmes sous emprise. Les ressorts de la violence dans le couple, 2005, dont sont tirées les questions sur l’isolement et la remise en cause de la perception.
Ministère de la Justice, Guide des violences conjugales (2023), notamment sur les facteurs de dangerosité tels que la strangulation et les menaces de mort.
Organisation mondiale de la santé, aide-mémoire « Injuries and violence », qui rappelle que la violence se mesure à ses conséquences et non à sa seule fréquence.
Centre national de ressources et de résilience (Cn2r), dossier « Violences sexuelles », 2024, pour la huitième question et les signes qui comptent même seuls.
Il manque peut-être quelqu’un pour entendre vos réponses
Le test a posé les questions. Si certaines réponses vous pèsent, ou si vous n’êtes pas sûr d’avoir répondu juste, un premier rendez-vous permet de les reprendre une à une, avec quelqu’un dont c’est le métier. Au cabinet ou en téléconsultation, sans engagement, accompagné si vous le souhaitez.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.