Parents et familles : notre façon d’accompagner, du bébé aux parents âgés
Au cabinet, un parent peut venir pour lui-même, pour son bébé, pour son enfant, pour son adolescent, pour un enfant devenu adulte, ou pour ses propres parents qui vieillissent. Il peut venir seul, avec l’enfant, à deux, ou avec toute la famille, sur place ou en téléconsultation. Derrière cette souplesse, il y a une équipe resserrée : notre psychothérapeute, qui est aussi pédopsychothérapeute, notre neuropsychologue, et une orthopédagogue pour les bilans des apprentissages.
Cette page répond aux questions que les parents nous posent le plus souvent avant de se lancer : qui vais-je rencontrer, mon enfant sera-t-il seul avec le psy, à quoi servent l’EMDR ou un bilan, parlez-vous à l’école, et par où commencer quand tout s’emmêle.
Comment recevons-nous les parents ? D’abord, sans les juger
Beaucoup de parents arrivent avec une phrase qui ressemble à une excuse, ou à un aveu : « J’ai dû rater quelque chose », « Je crie tout le temps », « Je n’aurais jamais dû accepter ce déménagement ». Nous ne recevons pas des suspects. Un parent qui consulte apporte la connaissance la plus fine qui existe de son enfant : ses habitudes, ses mots, ce qui le calme, ce qui le fait basculer. Notre travail consiste à mettre ce savoir au service d’une compréhension nouvelle, pas à distribuer des bons et des mauvais points.
Le pédiatre et psychanalyste anglais Donald Winnicott a donné à cette idée une formule restée célèbre. Il parlait, en 1953, de la mère « suffisamment bonne » : non pas parfaite, mais d’abord presque entièrement ajustée aux besoins du bébé, puis de moins en moins, à mesure que l’enfant devient capable de supporter un peu d’attente. Ce sont ces petits écarts, à sa mesure, qui l’aident à grandir. On dirait aujourd’hui le parent, ou l’adulte qui s’occupe de l’enfant ; l’idée n’a pas pris une ride. Un enfant n’a pas besoin d’un parent sans failles. Il a besoin d’un adulte assez présent, qui peut se tromper, et réparer.
Les familles que nous recevons ont toutes les formes : mères et pères, coparents séparés, couples de femmes ou d’hommes, parents solos, beaux-parents, familles adoptives, grands-parents qui élèvent un petit-enfant, familles venues de partout. Tout le monde est reçu. Et quand deux parents ne sont pas d’accord, nous ne prenons pas parti : dans les séances à deux, la neutralité est la règle, pour que chacun puisse y être entendu.
Qui vous reçoit au cabinet ?
Trois métiers se partagent le travail auprès des familles. Ils se parlent, et il arrive qu’ils se retrouvent dans la même séance.
Psychothérapie
Notre psychothérapeute
Il reçoit les parents, les couples, les familles, les adultes et, en tant que pédopsychothérapeute, les enfants et les adolescents. Il conduit les psychothérapies (EMDR, écoute analytique, outils des TCC, TCD complète) et réalise les bilans psychologiques, dès la petite enfance. Il est spécialisé dans le trauma, et formé à la dissociation et à l’addictologie.
Neuropsychologie
Notre neuropsychologue
Psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie, elle réalise les bilans neuropsychologiques : évaluations intellectuelles, cognitives et logico-mathématiques, bilans TDAH et TSA, évaluations cognitives après 60 ans. Elle propose ensuite, quand c’est utile, des remédiations cognitives ou une rééducation logico-mathématique, dont le nombre de séances varie selon l’enfant.
Apprentissages
Une orthopédagogue
Elle réalise au cabinet le bilan orthopédagogique des apprentissages. Il complète, quand c’est utile, le regard de la neuropsychologue sur un enfant qui bute à l’école, en lecture, en écriture ou en calcul.
Le cabinet est spécialisé dans l’accompagnement du haut potentiel, et ses membres ont l’habitude des enfants et des adultes épileptiques. Quand l’histoire d’un enfant et sa façon de fonctionner s’éclairent l’une l’autre, notre psychothérapeute peut demander à notre neuropsychologue de participer à une séance : on parle alors de co-thérapie. Pour le bilan TDAH, en revanche, les rôles restent distincts : notre neuropsychologue le réalise, et notre psychothérapeute peut recevoir la famille avant, pour l’aider à y voir clair.
Seul, avec l’enfant, en famille : quels formats de séance ?
Le format se choisit avec vous, et il peut changer en cours de route. Touchez les onglets.
Avec vous, seul, ou les deux. Un enfant peut être reçu avec ses parents, seul, ou en alternant les deux. Avec les plus jeunes, notre pédopsychothérapeute passe par le jeu, le dessin et les histoires : un enfant de quatre ans dit rarement « j’ai peur », mais il le montre avec des figurines, ou avec un dessin qu’il recommence trois fois. Les parents gardent leur place dans le travail, pour prolonger à la maison ce qui se dénoue en séance. Voir la pédopsychologie au cabinet.
Un espace à lui. Votre adolescent a ses séances à lui, seul ; vous avez les vôtres, à d’autres moments. Ce qu’il confie reste confidentiel, sauf danger grave, et cette limite lui est dite dès le début. Pour un adolescent qui ne sort plus, la téléconsultation peut servir de première étape, avant de venir au cabinet. La page « mon ado ne me parle plus » détaille ces moments.
Quand l’enfant refuse, ou pas encore. Les parents sont reçus seuls quand l’enfant refuse de venir, ou quand ils préfèrent d’abord comprendre. Ce travail suffit parfois ; souvent, il prépare la venue de l’enfant. C’est aussi le format des enfants adultes inquiets pour un parent âgé. Voir consulter seul pour son enfant.
80 minutes pour que chacun parle. Les séances de famille sont des séances longues de 80 minutes. Elles réunissent parents et enfants, parfois une famille recomposée, parfois des frères et sœurs devenus adultes autour d’un parent âgé. Elles s’articulent avec l’EMDR quand un événement a touché plusieurs membres de la famille. Voir EMDR et thérapie familiale.
Deux parents, deux histoires. Quand les désaccords sur l’éducation, la fatigue ou une crise abîment le couple, des séances à deux de 80 minutes sont possibles, dans une stricte neutralité. L’un des partenaires peut suivre, en parallèle, un travail individuel en EMDR. Voir couple et famille.
Tout peut se faire en téléconsultation. Premier rendez-vous, séances individuelles, séances de couple et de famille, bilan psychologique : tout peut se faire à distance. Cela permet de réunir des frères et sœurs dispersés, ou de tenir un rythme quand la vie déborde. Pour le bilan neuropsychologique, en revanche, l’enfant vient sur place.
EMDR, écoute analytique, TCC, TCD : les questions que nous posent les parents
Les noms des méthodes intimident souvent, et l’on n’ose pas toujours demander. Voici les questions qui reviennent le plus, et nos réponses. Touchez les cartes.
Trois sortes de bilans se font au cabinet. Ils ne répondent pas aux mêmes questions, et c’est justement ce qui les rend complémentaires.
Psychologique
« Comment va-t-il ? »
Réalisé par notre psychothérapeute, au cabinet ou en téléconsultation, et possible dès la petite enfance : ce que l’enfant vit, ce qu’il ressent, ce qui le fait souffrir. Un bilan psycho-traumatique, voire dissociatif, peut précéder une EMDR.
Neuropsychologique
« Comment fonctionne-t-il ? »
Réalisé au cabinet par notre neuropsychologue : attention, mémoire, raisonnement, logique et calcul ; bilans TDAH et TSA ; évaluations cognitives après 60 ans.
Orthopédagogique
« Comment apprend-il ? »
Réalisé au cabinet par une orthopédagogue : les apprentissages scolaires, et l’endroit précis où l’enfant bute.
Aucun bilan ne se fait sans un rendez-vous préliminaire, qui permet de choisir le bon. Chaque bilan se conclut par un compte rendu écrit ; pour qu’il vous soit expliqué, il suffit de prendre une séance. Quand l’école conseille « un bilan » sans dire lequel, la page l’école conseille un bilan vous aide à vous y retrouver, et la page après le bilan explique comment lire un compte rendu et en parler à votre enfant. Le détail de chaque bilan est sur la page bilans.
Faut-il consulter pour son enfant ? Les signes à cocher
Il n’existe pas de seuil magique. Mais certains signes, quand ils durent depuis plusieurs semaines ou qu’ils s’additionnent, justifient d’en parler. Ils ne concernent pas seulement l’enfant : la vie de la maison et votre propre état comptent tout autant.
S’il parle de mourir ou se fait du mal
Certains signes n’attendent pas : un enfant ou un adolescent qui parle de mourir, qui se fait du mal, ou une situation où quelqu’un est en danger à la maison. En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Qui rencontrer d’abord au cabinet ? Le quiz
Cinq questions pour savoir quel professionnel, ou quel format, correspond le mieux à votre première demande. Le rendez-vous préliminaire permettra d’ajuster.
Le cabinet parle-t-il à l’école et aux médecins ?
Oui, quand vous le souhaitez. Un enfant vit dans plusieurs mondes, la maison, l’école, le cabinet médical, parfois un club où il se sent fort, et ce qui se passe dans l’un éclaire souvent l’autre. Avec votre accord, nous échangeons avec les professionnels qui le connaissent : enseignants, médecin, rééducateurs. Le cabinet peut aussi participer à une réunion avec l’école quand la situation s’y prête, et une séance peut être prévue avant une rentrée qui s’annonce difficile.
Avec les médecins, le partage est simple : ils examinent, diagnostiquent les maladies et prescrivent ; nous accompagnons ce qui se joue sur le plan psychique, et nous travaillons en lien avec eux quand c’est utile. Ces échanges se font toujours avec votre accord. Si l’école est devenue un sujet de tension, les pages conflit avec l’école et devoirs et difficultés scolaires donnent des repères.
Et quand ce sont vos parents qui vieillissent ?
Ce dossier parle aussi des parents âgés, et des enfants adultes qui s’en inquiètent. Vous pouvez venir seul, pour dire ce que vous voyez et ce que cela vous coûte, préparer une décision, ou simplement souffler. Vos frères et sœurs peuvent vous rejoindre pour une séance de famille de 80 minutes, y compris à distance quand chacun vit loin. Votre parent, lui, peut être reçu s’il le souhaite : la psychothérapie n’a pas d’âge. Si sa mémoire inquiète, notre neuropsychologue réalise au cabinet des évaluations cognitives après 60 ans ; le diagnostic d’une maladie et les traitements restent du ressort du médecin, avec qui nous travaillons.
Exemple fictif : Yasmine, 36 ans, entre un bébé, une fille de 6 ans et un père qui oublie
Une famille inventée, composée de situations que nous rencontrons souvent, pour montrer comment les formats s’articulent.
Situation
Yasmine a eu son deuxième enfant, Noé, il y a huit mois. Depuis, Lila, 6 ans, refait pipi au lit et tape sa mère quand elle donne le biberon. Le père des enfants travaille de nuit ; le couple ne se parle plus que d’organisation. Et le père de Yasmine, Ahmed, 74 ans, veuf, a oublié deux fois d’aller chercher Lila à l’école. Yasmine dort quatre heures par nuit et lâche : « Je ne sais même plus par quel bout prendre tout ça. »
Le cabinet reçoit à Colombes, à Pavillons-sous-Bois et en Ardèche, ainsi qu’en téléconsultation. Le premier rendez-vous est sans engagement : il sert à faire connaissance et à choisir une suite, ou aucune. Vous pouvez venir accompagné. Le rythme des séances s’adapte à la vie de la famille et à l’énergie de chacun, et nous faisons régulièrement le point sur l’avancée du travail, pour ajuster ce qui doit l’être. Adresses, accès et prise de rendez-vous : voir la page le cabinet.
À retenir
Trois métiers au service des familles : notre psychothérapeute (et pédopsychothérapeute), notre neuropsychologue, une orthopédagogue.
L’enfant peut être reçu avec vous, seul, ou les deux ; l’adolescent seul, ses parents à d’autres moments ; les parents seuls quand l’enfant refuse.
Séances de famille, de couple et d’EMDR : 80 minutes. Tout peut se faire en téléconsultation ; le bilan neuropsychologique, lui, se fait au cabinet.
Pas de bilan sans rendez-vous préliminaire, et toujours un compte rendu écrit.
Questions fréquentes sur notre accompagnement des parents
Qui reçoit les enfants au cabinet ?
Notre psychothérapeute, qui est aussi pédopsychothérapeute, reçoit les enfants et les adolescents, avec leurs parents, seuls, ou les deux. Avec les plus jeunes, il passe par le jeu, le dessin et les histoires. Notre neuropsychologue réalise les bilans neuropsychologiques, dont les bilans TDAH et TSA, et une orthopédagogue fait au cabinet les bilans orthopédagogiques. Notre psychothérapeute peut aussi inviter notre neuropsychologue à une séance commune, quand leurs deux regards éclairent la situation.
Mon enfant sera-t-il seul avec le psy ?
Cela dépend de son âge et de ce qui vous amène. Un jeune enfant peut être reçu avec vous, seul, ou les deux selon les moments. Un adolescent est reçu seul, et ses parents à d’autres moments ; ce qu’il dit reste confidentiel, sauf danger grave. Dans tous les cas, vous n’êtes pas tenu à l’écart : vous avez votre place dans le travail, et nous faisons régulièrement le point avec vous.
Combien de temps dure une séance de famille ?
Les séances de famille, comme celles de couple et d’EMDR, sont des séances longues de 80 minutes. Ce temps permet à chacun de parler, y compris à ceux qui parlent peu, et de ne pas s’arrêter au moment où quelque chose commence à bouger. Elles peuvent se tenir au cabinet ou en téléconsultation, ce qui aide à réunir des membres de la famille qui vivent loin les uns des autres.
Le bilan de mon enfant peut-il se faire en téléconsultation ?
Le bilan psychologique, réalisé par notre psychothérapeute, peut se faire à distance. Le bilan neuropsychologique, réalisé par notre neuropsychologue, se fait au cabinet, de même que le bilan orthopédagogique. Dans tous les cas, un rendez-vous préliminaire vient d’abord, pour choisir le bilan adapté, et un compte rendu écrit vient à la fin ; pour qu’il vous soit expliqué, il suffit de prendre une séance.
Travaillez-vous avec l’école et le médecin de mon enfant ?
Oui, avec votre accord. Nous pouvons échanger avec l’enseignant, le médecin ou les rééducateurs qui suivent votre enfant, et le cabinet peut participer à une réunion avec l’école. Les médecins examinent et prescrivent ; nous accompagnons ce qui se joue sur le plan psychique, en lien avec eux. Une séance peut aussi être prévue avant une rentrée difficile. Ce lien évite à votre enfant de raconter son histoire trois fois, et à chacun de travailler dans son coin.
Faut-il que l’enfant vienne dès le premier rendez-vous ?
Non. Beaucoup de parents viennent d’abord seuls, pour raconter la situation et choisir la suite ; d’autres préfèrent venir avec l’enfant dès le début. Les deux sont possibles, et le premier rendez-vous est sans engagement. Pour un tout-petit, c’est même souvent par les parents que tout commence. Si l’enfant refuse, les parents sont reçus seuls, et ce travail prépare souvent sa venue. Voir consulter seul pour son enfant.
Références
Les travaux et ouvrages cités sur cette page.
Donald W. Winnicott, « Transitional objects and transitional phenomena », International Journal of Psycho-Analysis, 34, 1953, p. 89-97 ; repris dans Jeu et réalité (1971), trad. fr. Paris, Gallimard, 1975.
Francine Shapiro, « Efficacy of the eye movement desensitization procedure in the treatment of traumatic memories », Journal of Traumatic Stress, 2, 1989, p. 199-223. doi.org/10.1002/jts.2490020207
Marsha M. Linehan, Cognitive-Behavioral Treatment of Borderline Personality Disorder, New York, Guilford Press, 1993.
Que vous veniez pour un bébé, un enfant, un adolescent, un grand enfant ou un parent âgé, le premier pas est le même : un rendez-vous sans engagement, au cabinet ou en téléconsultation, pour raconter ce qui se passe et choisir ensemble par où commencer.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.