Trouble bipolaire : les questions les plus fréquentes
Vous vous posez une question précise ? Voici les réponses courtes aux questions les plus fréquentes sur le trouble bipolaire, rangées par thème. Chaque réponse renvoie vers la page du guide qui développe le sujet. Tapez un mot dans le champ de recherche pour filtrer les questions.
Toutes les questions
Comprendre
Qu’est-ce que le trouble bipolaire ?
Une maladie chronique de l’humeur, autrefois appelée psychose maniaco-dépressive, qui associe des épisodes maniaques ou hypomaniaques, des épisodes dépressifs et des périodes où l’humeur redevient normale ou presque. En savoir plus
Combien de personnes sont concernées ?
Environ 1 % de la population au cours de la vie pour les types I et II selon Psycom, et environ 36 millions de personnes dans le monde en 2023 selon l’OMS. Hommes et femmes sont touchés dans les mêmes proportions.
Quelle différence entre bipolaire de type 1 et de type 2 ?
Le type I comporte au moins un épisode maniaque complet. Le type II associe des dépressions caractérisées et des hypomanies, sans manie complète. Les formes du trouble
Le trouble bipolaire est-il héréditaire ?
Les gènes jouent un rôle majeur : l’héritabilité est estimée entre 70 et 90 % selon le manuel MSD. Mais avoir un parent bipolaire ne signifie pas que l’on sera malade. Causes et facteurs
Les signes
Quels sont les signes d’une phase maniaque ?
Au moins une semaine d’humeur euphorique, expansive ou irritable avec une énergie débordante, un besoin de sommeil réduit, une parole rapide, des idées qui fusent, une estime de soi gonflée, des dépenses ou des prises de risque. Manie et hypomanie
Qu’est-ce que l’hypomanie ?
Une forme atténuée de la manie, présente au moins quatre jours, sans idées délirantes, sans retentissement grave et sans hospitalisation. Elle est souvent vécue comme agréable, ce qui la rend difficile à repérer.
Comment reconnaître une dépression bipolaire ?
Ses symptômes ressemblent à ceux d’une dépression simple. Certains indices doivent faire penser à une bipolarité : début avant 25 ans, épisodes répétés, parent bipolaire, dépression après un accouchement, besoin accru de sommeil et de nourriture, virage sous antidépresseur. La dépression bipolaire
Qu’est-ce qu’un état mixte ?
Un épisode où des signes dépressifs et maniaques coexistent ou alternent très vite, par exemple une agitation avec des idées noires. Le risque suicidaire y est élevé. États mixtes
Quels sont les signes d’une rechute ?
Un changement du sommeil, une montée d’énergie ou d’optimisme avec beaucoup de projets, ou au contraire une tristesse, une fatigue et un repli. Une irritabilité nouvelle peut annoncer les deux. Signes d’alerte
Le diagnostic
Qui pose le diagnostic ?
Un psychiatre, souvent en lien avec le médecin traitant, après un entretien approfondi qui retrace l’histoire des épisodes, si possible avec un proche. Aucune prise de sang ni imagerie ne le pose.
Pourquoi le diagnostic est-il si tardif ?
Parce que la maladie débute souvent par une dépression, que les phases hautes passent inaperçues, et que d’autres troubles lui ressemblent. Il s’écoule souvent une dizaine d’années avant un traitement adapté.
Bipolaire ou TDAH, comment faire la différence ?
Le TDAH est présent de façon continue depuis l’enfance. Le trouble bipolaire évolue par épisodes qui rompent avec l’état habituel, avec des phases d’exaltation. Les deux peuvent coexister. Diagnostics différentiels
Bipolaire ou borderline ?
Dans le trouble borderline, les sautes d’humeur durent généralement quelques heures et réagissent surtout aux stress relationnels. Dans le trouble bipolaire, les épisodes durent des jours ou des semaines, avec des changements nets d’énergie.
Traitements et soins
Le trouble bipolaire se guérit-il ?
C’est une maladie chronique, mais elle se soigne. Avec un traitement suivi, un accompagnement psychologique et une bonne connaissance de ses signes d’alerte, beaucoup de personnes vivent une vie stable. On parle de rétablissement.
Quels sont les traitements ?
Un régulateur de l’humeur prescrit et suivi par un médecin, associé à une psychoéducation, une psychothérapie et une hygiène de vie protectrice. Traitements et suivi
Peut-on arrêter son traitement quand on va bien ?
Jamais seul. Selon l’Assurance maladie, un arrêt ne s’envisage qu’après au moins deux ans d’humeur stabilisée, et uniquement sous surveillance médicale stricte.
Quelle psychothérapie choisir ?
Les TCC et la psychoéducation sont les plus évaluées pour prévenir les rechutes. L’EMDR peut aider pour les traumatismes associés, chez une personne stabilisée. L’écoute analytique aide à comprendre ce que la maladie a bouleversé. Elles peuvent se combiner. TCC, EMDR, psychanalyse
La relaxation peut-elle aider ?
Comme complément, pour mieux gérer le stress et préparer le sommeil. Elle ne remplace jamais le traitement. Relaxation musculaire
La vie quotidienne
Peut-on travailler avec un trouble bipolaire ?
Oui. L’OMS souligne qu’un emploi avec des conditions et des aménagements raisonnables peut favoriser le rétablissement. Travail et études
Pourquoi le sommeil est-il si important ?
Parce que ses changements annoncent souvent un épisode et qu’un sommeil de qualité avec un rythme régulier aide à les prévenir. Sommeil et rythmes
L’alcool et le cannabis sont-ils dangereux ?
Ils favorisent les épisodes et les rechutes, réduisent l’efficacité du traitement et augmentent le risque suicidaire. Addictions
Peut-on avoir un enfant ?
Oui, en préparant la grossesse avec le médecin, car certains traitements sont dangereux pour l’enfant à naître, et en anticipant la période qui suit l’accouchement. Grossesse et post-partum
Proches et urgences
Comment aider un proche bipolaire ?
En repérant les signes et en en parlant, en aidant à consulter et à suivre le traitement, en soutenant dans le quotidien et en évoquant ouvertement les idées suicidaires, sans se substituer aux soignants. Proches et famille
Qui appeler en cas de crise ?
Le 3114 en cas d’idées suicidaires, le 15 ou le 112 en cas de danger immédiat, le 119 si un enfant est en danger. Urgences et numéros utiles
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Besoin d’aide tout de suite ?
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
- 3114Numéro national de prévention du suicide, gratuit, joignable 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, pour vous ou pour un proche.
- 15SAMU, pour toute urgence médicale, y compris une crise maniaque avec mise en danger.
- 112Numéro d’urgence européen, joignable depuis tout téléphone.
- 119Allô Enfance en danger, gratuit et confidentiel, 24 h sur 24, si un enfant est en danger.
Toutes les ressources utiles sont réunies dans la page urgences et numéros utiles.
En parler avec un professionnel
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez et de réfléchir ensemble à l’accompagnement le plus adapté, en lien avec le psychiatre ou le médecin qui vous suit. Les adolescents, les adultes, les couples et les familles sont reçus, au cabinet ou en téléconsultation.