Affirmation 1
« Les complexes, c’est de la coquetterie. »
Faux. Un complexe peut faire renoncer à la plage, à l’amour, aux études. C’est une souffrance, pas un caprice.
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« Pourquoi je me trouve moche alors qu’on me dit le contraire ? » « Est-ce que mon complexe est grave ? » « Comment aider ma fille qui se trouve grosse ? » « Une opération fera-t-elle disparaître mon complexe ? » Voici les questions que l’on nous pose le plus souvent, en consultation comme dans les recherches en ligne, avec des réponses courtes. Chacune renvoie vers la page du dossier qui développe le sujet. Tapez un mot dans le champ de recherche, ou choisissez un thème, pour trouver plus vite la vôtre.
Les réponses sont volontairement brèves. Elles s’appuient sur ce que nous voyons en consultation et sur la façon dont nous travaillons au cabinet ; pour approfondir, suivez le lien de chaque réponse.
C’est une gêne durable à propos d’une partie de son corps ou de son apparence : le nez, le ventre, la peau, la taille, les cheveux, une cicatrice. Elle s’accompagne souvent de honte et de comparaison, et pousse à cacher ou à éviter. Presque tout le monde en a un, plus ou moins fort. Un complexe devient un vrai sujet quand il occupe beaucoup de pensées, fait renoncer à des choses importantes ou abîme l’humeur. Voir qu’est-ce qu’un complexe.
Parce que l’image que l’on a de soi ne se forme pas comme une photographie. Elle est faite de souvenirs, de remarques entendues, de comparaisons, d’émotions, et elle se fixe souvent sur un détail qui prend toute la place. Les compliments des autres touchent la raison, rarement l’émotion. « Je me trouve moche » veut d’ailleurs souvent dire autre chose : je ne me sens pas aimable, pas à ma place, pas assez. Voir « je me trouve moche ».
C’est la façon dont on perçoit son corps, ce que l’on en pense et ce que l’on ressent à son égard. Elle se distingue du corps réel : deux personnes à la silhouette proche peuvent avoir une image corporelle très différente. Elle se construit dès l’enfance, dans les regards et les paroles des proches, puis évolue avec la puberté, les relations, les maladies, l’âge. Elle peut être apaisée, fragile ou douloureuse. Voir l’image corporelle.
Trois repères aident : le temps qu’il prend (quelques pensées ou des heures par jour), les gestes qu’il impose (miroir, camouflage, demandes de réassurance) et ce à quoi il fait renoncer (plage, photos, rencontres, sorties, travail). Plus ces trois éléments sont présents, plus il est utile d’en parler. Le quiz du dossier peut vous aider à faire le point, et le premier rendez-vous au cabinet permet d’y voir clair. Voir le test du rapport au corps.
Un complexe est une gêne, parfois forte, qui laisse vivre. La dysmorphophobie est une préoccupation intense pour un défaut que les autres ne voient pas ou à peine, qui occupe des heures, s’accompagne de rituels (miroir, camouflage, comparaison) et fait renoncer à des pans entiers de la vie. Autrement dit, tout se joue dans l’espace que le défaut occupe, bien plus que dans sa taille. Elle se soigne. Voir la dysmorphophobie.
D’abord parce que la photo vous montre un visage inversé par rapport à celui que vous connaissez dans le miroir, figé, sous un angle que vous n’avez pas choisi. Cette surprise est universelle. Quand un complexe s’y ajoute, la photo devient une preuve à charge : on ne voit plus que la zone détestée. Certaines personnes fuient alors les photos, d’autres multiplient les selfies pour se rassurer. Voir ne pas supporter les photos.
Pour vérifier, se rassurer, savoir « à quoi on ressemble vraiment ». Sur le moment, cela calme un peu l’inquiétude. Mais plus on regarde de près, plus on trouve de détails à critiquer, et plus on a besoin de regarder à nouveau : la vérification entretient le malaise. À l’inverse, fuir tous les miroirs laisse l’image intérieure s’assombrir. Ce qui aide, c’est de se regarder entier, brièvement, à distance normale. Voir le miroir.
En remarquant d’abord comment on se compare : presque toujours à des personnes qui ont « mieux » sur le point qui nous gêne, et presque jamais sur l’ensemble. Cette comparaison vers le haut est perdue d’avance. Limiter les situations qui la nourrissent, réseaux sociaux compris, et ramener l’attention vers ce que l’on fait plutôt que vers ce que l’on montre, aide peu à peu. Quand la comparaison est devenue automatique, un accompagnement peut aider. Voir se comparer sans arrêt.
Pas forcément d’un coup. On peut construire une progression : une piscine peu fréquentée, une plage en fin de journée, un paréo que l’on retire quelques minutes, puis un peu plus. L’angoisse monte, puis redescend si l’on reste. Chaque sortie apprend quelque chose : souvent, que les autres regardent beaucoup moins qu’on ne le croyait. Si l’évitement dure depuis des années, les outils de la TCC aident à avancer pas à pas. Voir plage, piscine, vestiaires.
Ils ne les créent pas seuls, mais ils peuvent les nourrir. On y voit des corps sélectionnés, éclairés, parfois retouchés ou filtrés, et l’on s’y compare sans cesse. Les adolescents y sont particulièrement sensibles. Les réseaux peuvent aussi être un lieu de soutien et de diversité. L’important est de remarquer leur effet sur soi : si l’on en sort plus mal à l’aise avec son corps, il est utile de changer son usage. Voir réseaux sociaux et filtres.
En se laissant du temps : un corps qui a porté un enfant change, parfois durablement, et il faut faire le deuil du corps d’avant tout en apprivoisant le nouveau. Les vergetures, le ventre, la poitrine, la fatigue, le regard du partenaire peuvent peser. En parler, avec son partenaire et avec d’autres, aide à ne pas rester seule avec la honte. Si le malaise s’accompagne de tristesse durable, il faut consulter. Voir le corps après une grossesse.
Oui, souvent. Un surnom, une remarque répétée, des années de moqueries ou de harcèlement laissent des traces qui reviennent parfois intactes, des décennies plus tard, devant un miroir ou une photo. Ce n’est pas une faiblesse de ne pas « passer à autre chose ». Ces souvenirs peuvent se travailler, notamment en EMDR, pour qu’ils cessent de commander le regard porté sur soi. Voir moqueries et harcèlement et les remarques en famille.
Évitez de minimiser (« mais non, tu dis n’importe quoi ») comme de promettre (« tu es le plus beau »). Écoutez d’abord : d’où vient cette idée, une remarque, une comparaison, une moquerie ? Accueillez l’émotion, parlez de ce que son corps lui permet de faire, et surveillez vos propres paroles sur les corps, le vôtre compris. Si l’inquiétude dure, s’accompagne de restrictions alimentaires ou d’un retrait, consultez. La page sur les premiers complexes de l’enfant développe ces repères.
En étant présent plutôt qu’en cherchant à convaincre. Reconnaissez sa souffrance sans valider son verdict, évitez les compliments en boucle, les conseils de régime et les commentaires sur le corps des autres. Répondez une fois à la question « est-ce que ça se voit ? », puis restez là. Et n’oubliez pas vos propres limites : vous êtes un appui, pas un thérapeute. Pour aller plus loin : soutenir un enfant ou un proche, et aider son partenaire.
Les complexes s’invitent souvent dans l’intimité : lumière éteinte, vêtement gardé, attention braquée sur son ventre ou son sexe plutôt que sur les sensations. On ne peut pas à la fois sentir et se juger. Ce qui aide, c’est d’en parler à son partenaire, de privilégier des moments de tendresse sans enjeu, et d’entraîner l’attention à revenir aux sensations. Un accompagnement, seul ou en couple, peut aider. Voir les complexes pendant les rapports et se déshabiller devant l’autre.
Quand le complexe prend beaucoup de place dans vos pensées, vous fait renoncer à des choses importantes (plage, sorties, intimité, rencontres, travail), pèse sur votre humeur, ou quand des souvenirs de moqueries reviennent avec force. Nul besoin d’attendre d’aller très mal pour venir en parler. Au cabinet, le premier rendez-vous n’engage à rien ; on peut venir accompagné, et il peut se faire en téléconsultation. Voir notre façon d’accompagner.
Accepter ne veut pas dire se trouver beau. C’est plutôt cesser de faire de son corps un ennemi à surveiller : décrire ce que l’on voit sans le condamner, réduire les vérifications et les évitements, retrouver des activités abandonnées, s’intéresser à ce que le corps permet de vivre. Comprendre d’où vient le regard que l’on porte sur soi aide aussi beaucoup. Ce chemin est plus facile accompagné, surtout quand le complexe est ancien. Voir le dossier complexes et image du corps.
Parfois, elle apporte un vrai mieux-être, surtout quand la gêne est précise, ancienne et que les attentes sont réalistes. Parfois, le complexe se déplace vers une autre zone ou se fixe sur le résultat, en particulier quand la préoccupation est obsédante. Il vaut la peine de comprendre ce que l’on attend avant de décider. Notre psychothérapeute réalise des bilans psychologiques avant une chirurgie esthétique. Voir chirurgie et médecine esthétiques.
Parce que la chirurgie de l’obésité transforme le corps, l’alimentation et souvent la vie relationnelle, et qu’il est utile de s’y préparer. La Haute Autorité de santé recommande une évaluation psychologique ou psychiatrique pour toutes les personnes candidates. Notre psychothérapeute réalise ces bilans : histoire du poids, attentes, rapport à la nourriture, humeur, appuis. Un compte rendu écrit est remis, et le bilan peut se faire en téléconsultation. Voir après une chirurgie de l’obésité.
Oui, quand le complexe s’appuie sur des souvenirs restés à vif : moqueries, surnoms, remarques d’un parent ou d’un partenaire, regards humiliants. L’EMDR permet de retraiter ces scènes et les croyances qu’elles ont laissées, comme « je suis repoussant ». Elle ne change pas le corps, mais elle aide à ce que le passé cesse de commander le regard sur soi. Au cabinet, elle s’associe à l’écoute analytique et aux outils de la TCC, en séances de 80 minutes. Voir l’EMDR.
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Affirmation 1
Faux. Un complexe peut faire renoncer à la plage, à l’amour, aux études. C’est une souffrance, pas un caprice.
Affirmation 2
Faux. Les complexes touchent tous les âges, tous les sexes, toutes les corpulences. Les hommes et les personnes âgées en parlent souvent moins.
Affirmation 3
Vrai. Certaines phrases se collent à une partie du corps. Elles peuvent se travailler pour perdre de leur force.
Affirmation 4
C’est plus nuancé. Le regard sur soi joue un grand rôle, mais les moqueries, la grossophobie et les discriminations liées à l’apparence sont bien réelles.
Affirmation 5
Vrai. L’écoute analytique, l’EMDR et les outils de la TCC aident beaucoup de personnes à retrouver une vie plus libre.
Un complexe peut parfois conduire à des idées noires, à se faire du mal, à ne presque plus manger ou à ne plus sortir de chez soi. Dans ces situations, il ne faut pas attendre.
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Posez-la au premier rendez-vous. Il sert à vous écouter et à comprendre ce que vous vivez, sans engagement, au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.